#42 – François Samuelson : Transformer l’encre en or

« Intertalent, pas Interflora ».

C’est tout moi, ça. Je prépare une interview pendant 2 jours et je me vautre dès la première phrase. Mais bon, il le prend bien.

François Samuelson est le premier agent littéraire français.

Il représente des auteurs stars comme Michel Houellebecq, Virginie Despentes ou encore Pierre Assouline. Avec le temps, il a étendu l’activité d’Intertalent au cinéma : Juliette Binoche, Michael Haneke, la liste est trop longue pour tous vous les citer.

Je voulais décortiquer son succès.

« Il n’y avait rien de prémédité ».

Il me dit que c’est le hasard qui l’a emmené là. Je ne suis pas fan du hasard, on ne peut pas le répliquer. Surtout, je crois que le hasard se provoque.

À New-York, dans les années 80, il constate l’absence d’ouvrages français traduits en anglais. Il veut fonder une agence pour représenter les auteurs francophones aux États-Unis. On lui dit que c’est stupide, que le roman est mort. 30 ans après, le Bureau du Livre Français existe encore à New-York.

30 ans après, le palmarès des artistes qu’il représente est long comme le bras : un Oscar, un Prix Goncourt, un Prix Renaudot et une Palme d’Or à Cannes.

Entre autres.

SE RETROUVER DANS L’EPISODE :

01:00 : L’agent des stars. Comment il a créé son métier passion.
15:00 Courageux mais pas suicidaire : sa philosophie et comment il aborde son métier
31:00 Conseils à ceux qui se lancent : pourquoi il ne faut pas bluffer
41:00 Rien de prémédité : la part du hasard dans son succès
51:00 Dur ou lucide ? Les questions de la fin.

Références :


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#BONUS3 – Guillaume Boutin : Time Capsule

[LONGUE INTRO DE MOI], l’épisode commence à 13 minutes et 30 secondes.

Guillaume Boutin est le cofondateur et CEO de Sens Critique, le réseau social de la culture.

Avant cela, il avait co-créé puis vendu Gamekult (les vrais se souviennent de Gamekult).

Nous avions réalisé cet épisode en Facebook Live il y a maintenant un an. Oui, à l’époque je faisais des Facebook live devant 20 personnes. Ah, le bon vieux temps !

Je saisis cette opportunité de le sortir en audio. J’aime bien cette discussion. (Guillaume me fait savoir que les chiffres ne sont plus à jour ! Ils ont dépassé les 800K membres et vont finir l’année à 5M de visiteurs uniques mensuels !)

Je me suis offert le luxe de vous faire une introduction de 13 minutes, qui explique un peu pourquoi il n’y a pas de « nouvel » épisode cette semaine. J’ai eu besoin de respirer, pour mieux repartir. Je parle de la nécessité de regarder le chemin parcouru. J’espère que ça vous plaira.

SE RETROUVER DANS L’EPISODE :

13:30 : C’est quoi Sens Critique et démonstration de son utilité (en live !)
26:00 Le manque de pertinence des relais culture traditionnels
33:00 Un produit pour les utilisateurs, par les utilisateurs
49:00 Comment lancer son Sens Critique
57:00 Questions perso : la vente de Gamekult, ce qu’il ferait s’il était riche, etc.

Bonne écoute les amis !

Références :

Si vous avez aimé :

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EP 41 – Jean-Charles Samuelian : Comment faire des choses impossibles

À 13 ans, je découvrais le skate, l’amour et sum 41. Après les cours je lisais des albums de XIII, tuais des innocents dans Vice City et mangeais des tartines de Nutella.

À 13 ans, Jean Charles Samuelian codait des sites internet et les vendait.

Après les cours il écrivait des business plans. 10 ans d’entrepreneuriat d’avance sur moi. Et ça se voit.

Il me rappelle les entrepreneurs dont je lis la biographies en anglais. Ceux qui ont déjà beaucoup entrepris et que seuls les problèmes complexes intéressent : les industries lourdes, les industries lentes. Révolutionner les sièges d’avions ou transformer le système de santé.

Pour lui, aucun problème n’est impossible à résoudre. Il suffit de le découper en petits morceaux, de les prendre un à un et de toujours s’assurer qu’on part de la base. Osciller en permanence entre une vision grandiose et une exécution chirurgicale.

Une fois qu’il a décidé du problème à résoudre, il avance vite. 8 mois pour obtenir un agrément d’assureur, chose qui n’était pas arrivée depuis 1986 et que beaucoup pensaient impossible. Pas lui.

Il avance vite car il n’accepte rien.

Il ne reste jamais bloqué. Sa première startup fabriquait des sièges d’avion. Il fallait tester les pièces mais les fournisseurs étaient trop lents. Alors Jean-Charles et ses associés ont acheté un four et fabriqué les pièces eux-mêmes : 400 pièces par semaine. Une attitude qui fait la différence.

« On y serait encore »

On parle de startups, mais ce sont des préceptes qu’on peut appliquer tous les jours : ne rien accepter, avancer vite et ne jamais rester bloqué.

C’est comme ça qu’on fait des choses impossibles.

Se retrouver dans l’épisode :

  • 01:00 – Présentations, son parcours et Alan
  • 05:00 Comment attaquer des problèmes complexes : conseils pour entrepreneurs ambitieux.
  • 34:00 L’importance de trouver du sens, son départ d’Expliseat
  • 38:00 Apprendre à convaincre
  • 46:00 Accepter ses limites
  • 55:00 Son mode de vie, ses tactiques, ses routines
  • 1:01:00 Ce qu’il aimerait changer dans le monde + les questions de la fin

Références :

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EP 40 – Charlotte Pudlowski : Comment un podcast peut changer votre vie

« J’avais l’impression de prendre trop de place. »

Le collège, c’était compliqué.

Il fallait faire semblant. Tout le monde voulait être dans la norme mais personne ne savait la définir. On courait tous derrière un concept vague, en mouvement, pour ne pas se faire remarquer.

On portait des masques. Personne n’avait peur, personne n’était amoureux et personne n’avait de problèmes. Personne non plus n’était sûr d’avoir des amis. On pouvait être trahi à tout moment pour une bonne blague. J’excellais dans l’art de faire rire des gens aux dépens d’autres.

Faire partie des losers, c’était la mort. Ils étaient seuls car hors de la norme. On avait le droit, presque le devoir, de se moquer d’eux. Un peu tous les jours. Assez pour les endommager à tout jamais.

J’aurais fait n’importe quoi pour être accepté alors j’ai joué mon rôle. J’ai ri quand on se moquait des autres et retenu mes larmes quand c’était pour moi. C’était le jeu.

Je suis soulagé d’avoir grandi.

Je ne connais personne qui soit sorti indemne de l’adolescence. Tout le monde panse ses plaies.

Le problème est que les masques ne disparaissent pas après le collège. On continue à prétendre que tout va bien et on peut passer sa vie comme ça. Je m’en suis rendu compte quand je passais mes journées à sourire et mes nuits à pleurer.

J’essaie de ne plus faire semblant.

Je ne veux plus participer à l’avertissement collectif envers ceux qui ne se sentent pas dans la norme : « vous n’êtes pas bien, vous devez changer ». J’aimerais envoyer le signal contraire.

Je n’arrive pas toujours à dire la vérité. Il y a des choses que j’ai peur de révéler, le collégien n’est pas si loin.

Mais il y a une différence : je peux choisir ce que je fais, ce que je dis et avec qui je passe mon temps. Un luxe auquel les adolescents n’ont pas accès. Je peux choisir d’inviter ceux qui montrent les choses comme elles sont : sans filtre Instagram.

Ils contribuent à rétablir le bon signal : la norme, c’est les plaies.

SE RETROUVER DANS L’EPISODE :

  • 01:00 Sa volonté de comprendre le monde, sa carrière de journaliste
  • 19:00 Son complexe de légitimité, le fait d’être une femme
  • 33:00 Le féminisme comme un soulagement
  • 40:00 Son départ de Slate.fr, son changement de vie
  • 46:00 Transfert, moi qui m’emballe et son entrée dans l’entrepreneuriat
  • 
1:05:00 Les questions de la fin

Références :

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EP 39 – Abdel Raouf Dafri : Manger de la viande enragée

Abdel Raouf Dafri est scénariste pour le cinéma et la télévision.

Il a écrit, entre autres, le film « Un Prophète » (réalisé par Jacques Audiard et récompensé aux Césars), les deux biopics sur Jacques Mesrine ainsi que les saisons 2, 3 et 4 de Braquo.

C’est un de mes épisodes favoris. Mais c’est aussi un épisode au contenu quelque peu explicite. En toute franchise, je me suis inquiété du fait que des noms soient cités. Je me suis demandé si ça pouvait me retomber dessus.

J’avais trois options :
1. Sortir l’épisode tel quel.
2. Enlever les parties concernées et sortir un épisode monté.
3. Ne pas sortir l’épisode.

L’option 2 n’est pas envisageable. Ce serait trahir l’émission, en plus de trahir l’invité à qui j’ai promis une interview sans questions pièges et sans montage.

Si je prends l’option 3 et que je ne sors pas cet épisode par peur des réactions, je trace une ligne dans le sable pour les prochains. Qu’est-ce qui sera acceptable, qu’est-ce qui ne le sera pas ? Dans deux mois je me retrouve avec une émission de télé, sans intérêt.

Je sors donc cette discussion sans montage. J’aimerais savoir ce que vous auriez fait à ma place. Dites-le moi dans les commentaires, sur twitter, où par email !

Et surtout, accrochez vos ceintures et bonne écoute !

CE DONT ON PARLE :

00:00 Pourquoi il faut être patient
11:00 Les problèmes de l’industrie du cinéma
20:00 Le métier de scénariste, comment il a écrit un prophète et ses conseils à ceux qui débutent
31:00 Comment raconter une bonne histoire
38:00 Comment gérer la critique
42:00 Un prophète – Comment sortir du lot.
01:02:00 La fragilité du succès.
01:08:00 Les questions de la fin

Références :

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EP 38 – Jack Parker : « Ouvre ta gueule ! »

« La Mooncup : Plus propre, plus efficace, plus écolo ».

C’était un autocollant sur le mur des toilettes. Au dessus du slogan, le dessin d’une planète Terre sur laquelle, enfin, tout allait bien. La Mooncup avait l’air sympa.

Je voyais cet autocollant plusieurs fois par jour, mais je n’avais jamais compris de quoi ça parlait. Je n’avais jamais demandé. À vrai dire,  je préférais ne pas savoir.

Et puis un jour, un pote avait vu l’autocollant. Lui savait. J’avais eu droit à une avalanche de vannes mélangeant ma mère, le vagin et les coupes en plastique. J’avais fait mine de bien le prendre, mais ça ne m’avait pas fait marrer.

Je n’aimais plus la Mooncup et je me demandais quelle cruauté pouvait pousser ma mère à vouloir tout faire si différemment.

On ne parlait pas des règles chez moi, on n’avait pas beaucoup de raisons de le faire.

Au collège, on en parlait surtout pour se foutre de la gueule des filles ou expliquer leur mauvaise humeur. De toute façon les filles, on n’y comprenait rien et on avait tous trop besoin d’être des mecs pour faire un pas vers elles. Au collège, les gentils ne survivent pas.

Dans mes relations amoureuses, je n’entendais parler des règles que pour désigner les dates limites du sexe sans risque pour la literie. Je ne crois pas avoir posé beaucoup de questions.

C’est sûrement pour toutes ces raisons que suis mal à l’aise, à 25 ans, quand je lis le livre de Jack Parker.

Les règles à toutes les pages. Le sang à toutes les pages. J’ai l’impression de lire un truc que je ne devrais pas lire, comme une atteinte à la pudeur. Je sens mon ventre me dire que c’est interdit.

Il y a quelques années, j’aurais mal interprété ce signal. J’aurais refermé le bouquin. Il ne faut pas se faire de mal après tout.

Mais aujourd’hui, je le vois comme une opportunité de déconstruire mes barrières mentales.  De questionner les millénaires de construction morale qui me font penser dans un sens et dont je ne suis même pas conscient.

Alors je prends chaque signal comme une chance de bouger la réflexion de mon ventre vers mon cerveau. Pourquoi ne pourrait-on pas parler de telle ou telle chose ? J’essaye d’attraper mon formatage au vol, avant qu’il ne me fasse dire n’importe quoi. Être con, c’est le mode automatique. Le reste demande un effort.

Avec de la patience, de la bonne volonté et si je continue à demander pourquoi, j’arriverai peut-être à ne plus avoir aucune opinion. Alors je pourrai reconstruire.

Et cette fois c’est moi qui choisirai les pierres.

Ce dont on parle :

  • 01:00 Comment elle est passée de misogyne à féministe
  • 11:00 – Peut-on rire de tout ? L’importance d’écouter et de réfléchir
  • 24:00 – L’importance vitale de l’éducation, l’exemple de sa maman
  • 31:00 – Les règles, un formidable cheval de troie
  • 41:00 – Le paradoxe de la mère et de la putain
  • 51:00 – Dire la vérité pour se protéger et pour aider
  • 58:00 Les questions de la fin

Références :

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EP 37 – Lorenzo Benedetti : Le fondateur du Studio Bagel

Lorenzo Benedetti est le fondateur et CEO du Studio Bagel.

Depuis bientôt un an, il est également directeur de la création originale digitale pour le groupe Canal +.

Si vous avez moins de 30 ans, vous vous êtes forcément marrés devant les vidéos du Studio Bagel. En 2012, c’était une simple chaîne Youtube organisée autour de talents naissants du web (Mister V, Natoo, Kemar, Ludovik, …). En 2017, ces talents sont tous devenus des stars et le Studio Bagel a été acquis par Canal + (2014).

Cet épisode fait le pont.

On peut être entrepreneur, on peut être artiste, et on peut être entrepreneur-artiste. Il n’y a pas de recette miracle pour faire des choses extraordinaires. Lorenzo a tout vu avant les autres, a mis la main à la patte et ne s’est pas beaucoup planté.

Et dans cet épisode, il raconte !

Ce dont on parle :

  • L’histoire de sa famille, la 2nde guerre mondiale et son brevet de pilote
  • 05:30 – Son parcours : les grandes écoles, les tâtonnements et son intérêt pour l’audiovisuel
  • 16:00 – L’entrepreneuriat : l’importance de ne pas être seul
  • 22:00 – Le Studio Bagel : La création, la gestion des talents et comment devenir un leader
  • 31:00 – La réinvention : Ses conseils pour se renouveler constamment
  • 37:00 – L’acquisition du Studio Bagel par Canal et ce que ça a changé dans sa vie
  • 43:00 Les questions de la fin

Références :

 

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BONUS2 – Moi, interviewé par Soline Ledésert

« À quand un épisode sur Antonin Archer »?

Comme je déteste parler de moi (ahem), j’ai longuement repoussé la date fatidique. Et puis, il me fallait trouver la bonne personne pour réaliser cette interview.

Alors qui de mieux que Soline Ledésert, la fille la plus brillante que je connaisse ? Soline est un des piliers psychologiques de Nouvelle École, main dans la main avec Steven Sanséau que je dédicace ici pour toute son aide et tout son calme face à mon état de panique permanent. Je vous souhaite à tous de trouver ce genre de personnes. On peut pleurer sur leur épaule quand tout va bien mais qu’on se persuade que tout va mal, c’est rassurant.

Pour en revenir à Soline, elle m’aide souvent à choisir les invités. C’est grâce à elle que vous avez entendu Alice Moitié, par exemple.

Et donc, grâce à elle que vous entendez Antonin Archer, tadaaaa.

On aborde à peu près tout ce qui s’est passé dans ma jeune existence. De ma vie de provincial à mes études, en passant par mes aventures entrepreneuriales et mes déboires psychologiques. On fait quelques blagues, on tousse et on m’écoute m’écouter pendant plus d’une heure.

J’espère que ça vous plaira. J’ai peur qu’après cet épisode plus personne ne veuille écouter Nouvelle École. J’espère que ça ne sera pas le cas. J’espère que vous continuerez à venir prêter votre oreille. On revient bien évidemment Lundi avec une personnalité bien plus intéressante.

Merci à tous de suivre Nouvelle École. Et bisous !

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EP 36 – Alice Moitié : Garder une âme de touriste

« J’adore ces lunettes », m’a dit Alice Moitié.

C’étaient des lunettes un peu moches avec des verres orange. Elle m’a fait essayer et tout était en couleur. Ça m’a rappelé les journées au ski quand j’étais gamin. Il y avait un côté enfantin dans sa façon d’en parler,  émerveillé.

« Ça détend, le orange ».

Elle nous a servi du thé sur un plateau qu’elle avait ramené d’une brocante. « J’adore les brocantes ». Je me suis demandé depuis combien d’années je n’étais pas allé à une brocante regarder des objets.

Tous les dimanches, Alice découvre Paris, sa ville.

Le lendemain de l’interview, elle devait d’aller à un festival pour chien d’aveugles.

« Tu vis comme une touriste, en fait » lui ai-je fait remarquer.

« Bah oui ! Une ville c’est comme un couple, si tu fais pas d’efforts et que tu baises plus et que tu pètes sous la couette tu deviens pote avec ton mec. »

Alice a décidé de ne pas devenir pote avec sa ville.

Ca m’a fait réfléchir. Je vis à Paris mais je l’oublie tout le temps.

Quand je passe devant le Petit Palais il y a des couples asiatiques qui prennent des photos en tenue de mariés. Ils sont émerveillés comme des enfants à Disney Land. Des touristes à Paris.

C’est mon parcours de jogging. Je passe devant l’Elysée, le Grand Palais, les quais, la place de la Concorde et l’Assemblée Nationale. Mais je m’en fous. Je pense à mes problèmes. Combien d’écoutes sur Nouvelle École cette semaine ?

Je me blase. J’oublie la nouveauté des premiers jours et je traite mes journées comme le reste. Comme acquises.

Mais rien n’est acquis.

Ni Paris, ni mes occupations, ni les gens autour de moi. J’avais besoin d’un petit rappel. Une paire de lunettes orange que tu mets sur le nez pour voir les journées en couleur.

Et ne pas devenir pote avec ta vie.

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 01:00 : Son parcours, son expulsion des Gobelins, pourquoi c’est plus facile de commencer aujourd’hui
  • 15:00 : La photo, le rapport au nu
  • 23:00 : Ses petits boulots, l’argent et l’instinct de survie
  • 20:00 : Sa période difficile entre 20 et 30 ans
  • 33:00 : Ses conseils à ceux qui veulent se lancer
  • 41:00 : Ses rituels, son quotidien d’artiste
  • 52:00 : Sa méthode de travail, comment faire poser PNL
  • 01:05:00 : Son rapport au succès, à la célébrité, à la beauté
  • 01:11:00 Les questions de la fin (qui changent !)

Notes et références :

NB : Les liens Amazon que je mets sont des liens d’affiliation. Si vous achetez ces produits, je touche un pourcentage. Si les bouquins vous intéressent, n’hésitez pas à utiliser ces liens pour m’aider à financer Nouvelle École 🙂

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EP 35 – Gringe : Laisser du temps au temps

Gringe a été bloqué pendant 10 ans.

Depuis 2013, il a sorti deux albums, joué dans une série, quatre films et s’apprête à sortir son premier album solo.

On peut raconter l’histoire qu’on préfère. On peut raconter le Gringe bloqué ou le Gringe des Casseurs Flowters. Mais les deux sont indissociables.

Ce qu’on appelle le succès n’est que la perception d’une situation à un instant donné. Nous sommes toujours en mouvement et personne ne traverse la vie en en suivant les panneaux. Chacun fait face à ses moments de stagnation, de doute voire de panique.

Je voulais connaître la partie moins brillante de l’histoire de Gringe. Je m’intéresse plus aux difficultés qu’au succès, car c’est souvent l’échec qui porte les graines de la réussite.

Sans sa longue période de gestation, Gringe n’aurait pas pu devenir la personne qu’on connait. Le temps passé seul lui a permis de « poser un socle ». Sans le Gringe bloqué, pas de Gringe des Casseurs Flowters.

Quand j’étais ado, je prenais tous les adultes pour des imbéciles.

Ils me parlaient de l’importance de l’expérience mais je ne comprenais pas. Je me voyais déjà les battre au jeu de la vie et aller plus vite qu’eux.

Après quelques années à courir comme un hamster dans une roue, j’ai compris que je ne peux pas aller plus vite que la musique. Il y a des choses que seul le temps peut décanter. On plante des graines et, avec les années, on saura lesquelles valaient la peine d’être arrosées.

Tout ce qu’on peut faire, c’est approcher chaque jour comme un Samouraï : faire ses gammes, répéter les mouvements, et laisser le temps au temps.

Comme Gringe.

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 02:30 : Sa nouvelle carrière d’acteur, son syndrome de l’imposteur
  • 09:30 : Le succès, le regard des gens qui change
  • 17:00 : Ses débuts dans le rap, sa rencontre avec Orelsan
  • 20:00 : Sa période difficile entre 20 et 30 ans
  • 32:00 : Son changement de vie avec l’album des Casseurs Flowters
  • 42:00 : Son album solo, ses méthodes de travail
  • 48:00 : L’importance de laisser du temps au temps
  • 54:00 : Son nouveau mode de vie, les questions de la fin (le retour !)

Notes et références :

NB : Les liens Amazon que je mets sont des liens d’affiliation. Si vous achetez ces produits, je touche un pourcentage. Si les bouquins vous intéressent, n’hésitez pas à utiliser ces liens pour m’aider à financer Nouvelle École 🙂

Si vous avez aimé :

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