Mes 6 lectures marquantes de 2017 (partie 1)

6 livre nouvelle ecole

J’ai menti.

J’ai dit que je lisais 2 heures par jour. J’aime arrondir les angles.

Quand j’ai recommencé à lire, en 2015, j’avais trop de retard. Quatre ans d’études et l’impression de ne rien comprendre. Alors je me suis mis à lire, deux à trois heures par jour, pendant des mois. J’ai écrit un article sur ces premières lectures.

J’ai dû lire 60 livres en 2015. J’ai beaucoup plus appris que durant mes études.

Mais j’ai commis l’erreur de ne pas assez faire. Lire, c’est bien. Mais si on n’applique pas ce qu’on lit, on devient juste un légume érudit très chiant. Comme le dit Derek Sivers, « si l’information était la clé, on serait tous des milliardaires avec des abdos parfaits. »

Cette année, j’ai fait plus de choses, et donc un peu moins lu. Voici les 6 livres qui m’ont le plus marqué.

(Les liens vers les livres sont des liens d’affiliation Amazon, donc quand vous achetez vous soutenez Nouvelle École et mes avocado toast.)

1. The Mastery Of Love – Don Miguel Ruiz

En français : La maîtrise de l’amour

“The real mission you have in life is to make yourself happy, and in order to be happy, you have to look at what you believe, the way you judge yourself, the way you victimize yourself.”

J’étais à Bali, c’était bien. Il faisait beau, les filles étaient belles et j’étais célibataire.

Quand les autres sont célibataires, ils vivent la vida loca. Moi, au contraire, j’ai une petite boule noire dans le coeur qui m’empêche de « profiter ». Je n’arrivais pas à dormir et j’avais envoyé un mail à James Altucher : « Comment fait-on pour survivre ? ». Il m’avait envoyé ce livre.

Ce n’était pas le livre que je voulais. Je voulais qu’on me dise que j’avais raison et que l’autre avait tort, et que tôt ou tard on me paierait le bonheur qu’on me devait, avec les intérêts.

Mais ce livre m’avait dit de me taire et d’écouter. Il m’avait dit que dans une relation, vouloir changer les gens ne mène nulle part. Il m’avait dit de commencer par moi.

Pas le livre que je voulais, mais celui dont j’avais besoin.

C’est le livre de ceux qui ont mal au front à force de se taper la tête contre l’amour, toujours de la même manière, en espérant que ça finisse par passer.

Pendant que vous y êtes, lisez Les quatre accords toltèques, du même auteur. Ça parle, justement, de travail sur soi.

2. On Writing – Stephen King

En français : Écriture : Mémoires d’un métier 

“The scariest moment is always just before you start.”

J’étais toujours à Bali et la distance force l’introspection. Plus de relation amoureuse, plus de relation professionnelle. Pour la première fois depuis « Admission Post-Bac », je pouvais tout choisir. Et je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire.

Mais je savais ce que je ne voulais plus.  Je ne voulais plus avoir mal au ventre au réveil. Je ne voulais plus rêver d’une ligne d’arrivée sans apprécier aucune étape, ni confier à d’autres mon amour propre.

Je ne voulais plus faire ce que je n’aimais pas. Mais je ne savais pas ce que j’aimais. Alors j’avais fait la liste de tout ce ce que j’avais aimé faire au long de ma vie, les activités dans lesquelles je me perdais. Ça donnait quelque chose comme :

  • coder
  • écrire
  • écrire des chansons
  • jouer de la musique
  • écrire des histoires
  • jouer aux jeux vidéos

Il y avait plein de fois le mot écrire. Alors j’avais choisi d’écrire. Et comme j’ai toujours eu besoin de faire le plan détaillé de ma vie, j’avais acheté LE manuel d’écriture.

C’est idiot, la seule chose qu’il faut pour écrire, c’est écrire. Mais ça fait du bien de se rassurer, non ?

(Si vous n’avez pas lu Stephen King, vous êtes chanceux. Commencez par Shining, enchainez sur Carrie, Ça, puis Le Fléau. Surtout Le Fléau.)

3. Deep Work, Cal Newport

En français : Deep Work : retrouver la concentration dans un monde de distractions

« Clarity about what matters provides clarity about what does not.”

En primaire, l’institutrice m’appelait « Antonin de la lune » parce que je n’arrivais pas à rester concentré. Je m’ennuie vite. Parfois les gens me parlent et je n’écoute déjà plus, je vois que ça les vexe et ça me fait de la peine. Je fais des efforts mais j’ai du mal.

On m’a déjà dit que j’étais hyperactif mais ça ressemble à un mot pour vendre des médicaments. Je n’aime pas les cases, j’ai peur de trouver des excuses et de ne plus avancer.

Mais quand on veut écrire, il vaut mieux savoir se concentrer. J’en étais incapable et je commençais à désespérer de ma non-productivité quand je suis tombé sur Deep Work. Je l’ai lu en un jour, puis l’ai offert  à plein de gens, dont cet invité.

Il y a deux types de travail  :

  • le « shallow work » : le travail qui demande peu de concentration, apporte peu de valeur et peut être fait par d’autres
  • le « deep work » : le travail qui demande la plus intense concentration, apporte beaucoup de valeur et ne peut être délégué.

« Deep » ou « shallow », cela dépend de la personne et de son activité. Dans mon cas, le « deep work » consiste à mener des interviews et à écrire.

La thèse du livre est la suivante: la clé d’une vie épanouie est de produire à hauteur de ses capacités.

“If you don’t produce, you won’t thrive—no matter how skilled or talented you are.”

J’avais besoin qu’on me dise ça. Ce livre a eu un impact radical et j’ai testé ce genre de choses :

  • travailler tous les soirs de 22h00 à 02h00 du matin pour être tranquille
  • désactiver toutes les notifications de mon téléphone
  • supprimer toutes les applications sociales de mon téléphone, sauf email et iMessage

Je teste des choses car je veux enlever le gras, pour me concentrer sur ce qui est important. J’ai écrit la base de cet article sur le logiciel Cold Turkey Writer, sur les conseils de Solange. Entre 20h00 et midi  je n’ai pas accès aux réseaux sociaux ni aux sites qui me prennent du temps. J’utilise Freedom, une application qui bloque l’accès à internet, en mode verrouillé (pour ne pas pouvoir le désactiver).

Parfois, je craque. Je désinstalle tout. Je vais sur Facebook, je regarde des vidéos de gens qui parlent de rap, des émissions de l’After Foot… Mais je finis par réinstaller Freedom; je craque de moins en moins.

Tout est un muscle: l’amour, la créativité, la discipline. Je commence à peine à les travailler, alors parfois ça pique.

À bientôt pour la seconde partie ! Et vous, quelles étaient vos bonnes lectures de 2017 ? Conseillez-moi dans les commentaires.

Ma méthode de productivité (Getting Things Done sur Trello)
9 réponses
  1. tmpou1
    tmpou1 dit :

    Hello ! Tout d’abord bravo pour tes podcasts très inspirants. En tant que futur étudiant du Wagon c’est très motivant.
    Sur cet article est-ce que tu peux développer un peu le fait que tu aies désactivé toutes tes notifications sur ton mobile s’il te plait ? Je songe à faire pareil et je ne serai pas contre un petit retour d’expérience.
    Pour Facebook j’ai trouvé qu’une façon d’être moins dessus était de bloquer son mur et de ne se limiter qu’à la fonctionnalité messenger et à l’outil évènement. Je constate que mon fil d’actualité est souvent pollué de gens qui s’inventent une vie ou s’évertuent à ne montrer que le meilleur. C’est un peu une course à l’hypocrisie et quand on se désengage en ne postant plus rien on relativise beaucoup plus et on profite davantage d’une proximité sincère avec ses proches amis.
    Bref merci encore et je continue de suivre Nouvelle École, notamment sur les thématiques de « trouver sa passion », « trouver sa voie ».

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    • antoarcher
      antoarcher dit :

      Merci pour ton commentaire. Eh bien, je n’ai plus aucune notification, zéro. Ça fait du bien. Essaye par toi même, tu verras si ça te plait !

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  2. leinalem
    leinalem dit :

    Oh j’avais commencé The Mastery Of Love après une discussion avec quelqu’un a qui ça avait ouvert les yeux. Mais comme je venais de finir Modern Romance d’Aziz Ansari et Relationships de The School of Life (deux très bonnes lectures d’ailleurs, un peu dans la même veine) j’avais l’impression de lire un peu trop sur le sujet et de ne pas assez faire. Peut être que je vais retenter, je commence à avoir des bosses sur le crâne à force de taper.

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  3. Roland
    Roland dit :

    Salut, j’aimerais vraiment me lancer dans l’écriture (blog, articles, …) mais j’hésite à me lancer par peur d’être « ennuyeux » ou « terre à terre » et par manque de pratique. Crois-tu que le bouquin de Stephen King permet de « bien » écrire ?
    Sinon ton billet est très inspirant et me donne envie d’acheter les 2 premiers livres !! J’hésite pour le 3ème car j’ai entendu aussi beaucoup de bien sur « Getting Things Done ». Je sais pas si tu l’as lu et si oui lequel as tu préféré et t’as appris le plus ? (J’ai l’impression qu’ils traitent plus ou moins du même sujet)

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      • Roland
        Roland dit :

        Merci du conseil je vais essayer d’écrire (dans mon coin pour l’instant parce que j’ai pas encore bcp pratiqué et que je crains que ça fasse méga brouillon 😀 )
        Sinon j’ai découvert Trello en navigant sur ton site, elle est carrément géniale : c’est l’appli qu’il me fallait pour ordonner mes idées, comme elles arrivent en désordre dans ma tête.

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