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EP 32 – Romain Paillard : Le droit d’être curieux toute sa vie

Au lycée, on nous montrait des brochures ONISEP avec les différents choix de carrière indiqués en couleur.

Il y en avait 5. Il fallait choisir une couleur pour sa vie et ensuite on arrivait à des trucs comme « ressources humaines » ou « génie civil ».

J’avais proposé à mon meilleur ami d’arrêter le lycée, de louer un van et de partir en tournée. Lui avait décroché depuis longtemps.

Quand tu grandis, on te tape le crâne avec le mot carrière jusqu’à ce que ça rentre. « Quelle est ta fonction, humain ? » Coder, planter des clous, arroser des plantes ou gérer des équipes de commerciaux ?

En tout cas choisis bien.

Alors, tout le monde choisit un truc un peu au hasard. Comme Romain Paillard, j’avais choisi le droit. Comme Romain Paillard, j’avais bien aimé. Lui était devenu avocat. Maintenant, on lui demande pourquoi un avocat a quitté sa carrière pour créer une école de code.

« Tout le monde croit que si tu fais un nouveau truc c’est que l’autre ne t’a pas plu. »

Comme s’il fallait sortir totalement d’une case pour entrer dans une autre.

Romain aimait son métier, mais lancer Le Wagon avec son frère l’enthousiasmait plus, alors il a changé. Il ne se voyait pas avocat pendant 20 ans.

« De la même manière que je me vois pas faire le Wagon 20 ans. »

Le concept de carrière est absurde.

On te met sur des rails et c’est parti jusqu’à la ligne d’arrivée. Comme si quelques années d’études devaient déterminer toute ton existence. Il m’a fallu faire Le Wagon pour comprendre que je pouvais être développeur web si je le voulais. Il me suffit de poser mes fesses sur une chaise et de coder tous les jours pendant longtemps.

Mais c’est plus simple de se mettre dans une case en se disant « tu ne peux pas ».

Sauf que personne ne nait développeur, agriculteur ou boxeur. On est le résultat de ce qu’on décide de faire tous les jours.

Alors pourquoi s’interdire d’essayer ? On devrait encourager les gens à chercher, pas les obliger à trouver immédiatement. On devrait nous pousser à toujours découvrir. Personne n’est fait pour aimer la même chose pendant 50 ans.

Romain a raison de s’autoriser à être curieux. On n’aura pas de deuxième essai pour le faire. J’espère qu’il finira par ouvrir une ferme autonome et qu’il m’invitera. J’irai peut-être. S’ils ont internet.

Un ami m’a dit : « À chaque fois que je te vois, tu fais un truc différent ».

Quand j’entends ça, je m’inquiète. J’ai peur de me tromper. Le soir, je roule dans mon lit en me disant que j’aurais du choisir une couleur au collège.

Mais dans moins de cent ans, je serai un sac d’os dans une boîte dans le sol. Rien de tout ça n’est important.

Je peux pivoter autant que je veux. Je peux faire de la musique, puis une école de commerce, puis écrire, puis vendre des chatbots, puis écrire encore.

Je peux me retrouver à 10 heures du matin dans un appartement avec des inconnus parce que j’ai pris trop de drogues et me dire que c’est fini, fini, fini, fini. Je peux redevenir sain et puis recommencer.

Je peux tomber amoureux et faire n’importe quoi par insécurité, à 15 ans comme à 25.

Je peux, car ce ne sont que des essais. Je ne sais pas où je vais et personne n’a l’air de savoir. J’essaie de faire confiance à mes sensations.  Dans le coeur, ça va. Dans l’estomac, ça ne va pas.

Et quand ça ne va pas pendant trop longtemps, je change. Je suis un sac d’os qui cherche la manière la moins désagréable de traverser la vie. Et j’ai deux options :

Je peux rester sur l’autoroute. Je suis sûr d’arriver à l’heure et en bonne santé.

Ou je peux couper à travers champs. Je risque de me tromper, de me faire mal et de revenir sur mes pas.

Mais au moins j’aurai vu du pays.

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 00:00 : Divagations sur Nouvelle École
  • 05:00 : Le Wagon, leurs progrès constants
  • 13:00 : Sa carrière d’avocat et les anecdotes qui vont avec
  • 22:00 : L’entrepreneuriat, la carrière et la nécessité de sortir des cases
  • 39:00 : Apprendre à coder, dépasser ses croyances limitantes
  • 50:00 : Repenser l’apprentissage
  • 01:03:00 : La vie d’entrepreneur curieux (et son rythme de travail)
  • 01:19:00 : Les questions Bernard Pivot

Notes et références :

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EP 31 – Adrien Ménielle : Toujours faire de son mieux

C’est l’histoire d’un mec qui s’est réinventé.

J’ai peur du temps qui passe. Quand j’étais petit, les joueurs de foot étaient des adultes et je pouvais encore devenir Zidane. Hier j’ai vu un match avec Neymar en j’ai réalisé que ça y est, c’est mort.

Plus je grandis, plus le temps passe vite, plus je me dis « je ne pourrai jamais faire ça ». Chaque choix de vie devient un investissement que je n’ai pas envie de rater.

Il y a 4 ans, je ne sais pas si Adrien Ménielle se disait la même chose. À cette époque, il était toujours illustrateur et ironisait sur Vine :

Tu as 33 ans et tu n’as rien accompli dans la vie.

Au moment où j’écris cet article, il vient de finir de jouer le rôle principal dans une série qu’il a écrite.

C’est un épisode pour tous ceux qui se disent « je ne pourrai jamais faire ça ».  Voici ce que j’en retiens :

1. Toujours faire de son mieux

Son premier boulot payé en tant qu’illustrateur, c’était pour TGV Magazine. J’ai connu des paquets de céréales bio plus lus que ce journal. Lui n’en attendait rien de spécial.

Mais par chance, le directeur de Nathan Jeunesse a décidé d’ouvrir ce magazine. Il est tombé sur les illustrations d’Adrien et l’a embauché.

Ses premiers sketchs sur internet étaient faits sur Vine, une plateforme pour publier des vidéos de 6 à 7 secondes.

« Les vines c’est comme ce que tu fais avec la caméra de ton père quand t’as 8 ans. Sauf que moi j’en avais 33. »

Encore une fois, il n’en attendait rien de spécial.

Mais par chance, les types de Golden Moustache ont aimé. Ils lui ont proposé de passer un essai. En 4 ans, Adrien est devenu auteur, comédien et même réalisateur au sein de Golden Moustache, dont il a ensuite assumé la direction artistique.

Il a respecté la chance.

J’essaye de m’inspirer de ces gens qui font toujours de leur mieux, mais c’est difficile. J’ai du mal à savoir quand c’est bien, ou quand c’est mieux. Je ne sais même pas si les gens lisent ça. Si j’écris « banane », est-ce que quelqu’un le verra ?

Si oui, faites-moi signe. Sinon, je continuerai à essayer de faire mieux.

2. Ne pas se limiter

« Je voyais Golden Moustache et je me disais : « Ah, c’est génial, mais bon, moi je pourrai jamais faire ça. «  »

Je me suis marré quand il a dit ça. J’étais en train de me dire la même chose à son sujet : « Ah, c’est génial, mais bon ce n’est pas pour moi ce genre de métier ».

Je crois que les choses qui m’intéressent sont réservées aux autres. Si je ne suis pas à leur place, n’est-ce pas qu’il y a une raison ? Je me sens trop vieux pour commencer.

Récemment, on m’a demandé quel est le meilleur aspect de Nouvelle École.  C’est d’avoir l’opportunité de voir les gens tels qu’ils sont et de leur poser les questions que je me pose :

  • comment on fait ?
  • est-ce que c’est difficile ?
  • est-ce que tu as peur parfois ?

Moi j’ai un peu peur, tout de même. J’essaie de ne pas le montrer, mais j’ai assez de nuits blanches à mon actif pour prétendre le contraire.

La bonne nouvelle, c’est que je ne suis pas seul. À chaque interview, je découvre un nouvel humain avec ses forces et ses failles, ses convictions et ses doutes.

Je découvre des gens qui ont encore le syndrome de l’imposteur et d’autres qui pensent n’avoir rien fait d’important. De l’extérieur, je n’y aurais pas cru.

Surtout, je découvre des gens qui se sont dit : « Allez, je le fais ».

En 4 ans, Adrien Ménielle s’est réinventé. Il est passé de spectateur à acteur. À se remémorer quand on se dit « je ne pourrai jamais faire ça ».

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 06:30 : L’introversion : tentative de définition
  • 12:30 : Ses soucis d’adaptation à l’école
  • 20:00 : Ses débuts en tant qu’illustrateur
  • 26:30 : Vine et la transition vers Golden Moustache
  • 31:30 : Son rapport à l’autopromotion, au succès et au fait de se vendre
  • 41:00 : Ses débuts chez Golden Moustache
  • 52:00 : L’importance de démarrer sans attendre
  • 01:05:00 : Ne pas s’enfermer dans un rôle
  • 01:18:00 : Les questions perso

Notes et références :

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EP 30 – Maxime Braud : Ne respecte pas le Règlement

Maxime Braud est à part.

Dès qu’il s’absente 5 minutes, il revient avec une nouvelle idée brillante. Sauf qu’il l’a déjà lancée. Et qu’elle marche.

Comme sur Règlement Radio, qui passe des morceaux de rap 24/7 sur Youtube. Il m’en avait vaguement parlé, je l’avais à peine écouté. Il l’a lancée en moins de 2 semaines et maintenant, des centaines de fans de rap squattent sa chaîne jour et nuit.

Moi, j’ai des carnets remplis d’idées que je ne lancerai jamais. J’aime trop fantasmer. J’ai une idée, puis j’en parle, puis j’en parle, puis je ne fais rien.

Alors j’essaie de décortiquer les gens comme Maxime, et voilà ce que j’en tire :

1. Fais-le

Il y a quelques semaines, un auditeur m’a appelé. Il voulait des conseils pour l’aider à se lancer. J’aurais du lui dire qu’il avait appelé la mauvaise personne, mais j’ai un égo. Alors je lui ai dit « fais-le! », d’un ton assuré.

Toujours prendre un ton assuré quand on donne des conseils.

Mais c’est vraiment le meilleur conseil. Je sais de quoi je parle. J’ai lu tous les livres d’entrepreneuriat ! J’ai écouté tous les podcasts. J’ai participé à des meetups. J’ai pitché des idées et j’ai même appris à coder.

Si la clé de la réussite était la connaissance, on serait tous des millionnaires avec des abdos parfaits.

J’ai 140 livres sur mon Kindle, peu d’abdos, 0 millions.

Maxime a découvert le rappeur Django. Le lendemain, il a acheté un micro. Le surlendemain, il a sorti le premier épisode du Règlement. En 2 jours, il est passé de l’idée à l’exécution. Aujourd’hui le Règlement a 160 000 abonnés sur Youtube.

Plus tu réfléchis à ton idée, moins tu as de chances de la réaliser. Il y a trop de bonnes raisons de ne pas se lancer.

Alors je ne réfléchis plus. Je lance. J’avise ensuite. Et si vous me retrouvez dans le caniveau, aidez-moi.

2. Fais ce que tu veux voir

J’entends ce conseil partout depuis que Navo me l’a donné. Comme quand j’apprends un nouveau mot.

Il est tellement simple, ce conseil, que j’ai toujours fait l’inverse. Je ne cherchais pas à faire ce que je voulais voir, mais ce qui me rendrait riche, célèbre, et qui rendrait toutes les filles amoureuses de moi.

J’avais plein de supers idées que je n’allais jamais lancer. Impossible de me motiver sur le long terme quand je ne fais pas les choses pour moi. Recruter des gens pour des startups, bonne idée, mais tu te vois faire ça pendant 10 ans ?

Autre problème : vouloir faire un truc qui marche, c’est la garantie ne pas être original.

Et je crois que le but de tout projet créatif, c’est d’être original.

Comme tout a déjà été dit et fait, il ne reste plus qu’à partir de soi-même en se demandant « qu’est-ce que j’ai envie de voir ? ».

Sinon, on se retrouve tous avec des cadres blancs sur nos photos Insta.

Maxime avait envie de regarder le Règlement. Il voulait des vidéos de rap différentes qui parlent aux acharnés comme lui. Alors il a créé sa première vidéo. S’il obtenait 2000 vues, il s’engageait à en faire une seconde.

Cette vidéo a maintenant plus 800 000 vues. Comme souvent, il n’était pas seul à vouloir voir quelque chose de différent.

3. Amuse-toi

Un autre conseil cliché. Pourtant, il s’oublie facilement. J’en ai fait les frais.

J’ai peur de ne pas être pris au sérieux. Quand on me demande ce que je fais, j’ai le sentiment de passer pour un clown.

Un passage en école, un stage où tout le monde tire la gueule et tu te mets dans la tête que la vie d’adulte se doit d’être sérieuse. C’est à dire chiante. Comme si s’amuser devait rester un truc d’enfants.

Mais le monde entier glorifie ceux qui réussissent à s’amuser : les musiciens, les acteurs, les joueurs de foot. C’est bien qu’on veut tous un peu plus de jeu dans nos vies.

L’erreur, c’est de croire que les choses sérieuses impliquent un costume gris, un immeuble gris et un ciel gris quand tu sors du métro.

Le Règlement, c’est violet fluo, mais c’est très sérieux.

Il suffit de voir l’attente que génère chacune des vidéos de Maxime. L’engouement de tous ceux qui veulent l’aider gratuitement.

On a tous envie de se sentir gamins. De travailler sans avoir l’impression de travailler, de ne plus voir le temps passer.

S’amuser, c’est très sérieux. Et je ne veux plus oublier ça.

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 05:00 : De ses difficultés dans le monde professionnel à la création de Mangrove
  • 15:00 : Comment avoir des repères en tant qu’indépendant
  • 24:00 : L’école, la prépa et ses difficultés à rentrer dans le moule
  • 29:00 : Le Règlement : des origines au succès
  • 42:00 : Cultiver sa créativité
  • 47:00 : Règlement Radio, les idées viennent en exécutant
  • 54:00 : Les questions perso

Notes et références :

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EP 29 – Alban Denoyel : Sculpter le futur

Le monde avance trop vite pour ne pas faire attention.

Si je pouvais changer le passé, je supprimerais MSN et Age of Empires de mon PC d’adolescent et je m’intéresserais à la technologie. J’apprendrais à coder, j’apprendrais internet. Un peu moins de distractions, un peu plus d’apprentissage de ce qui a façonné le monde dans lequel je vis aujourd’hui.

Mais j’aimais trop Age of Empires.

Alors j’ai ramé. Je me suis cogné la tête contre les murs à essayer de comprendre ce qu’était le Cloud et comment coder une application. Aujourd’hui j’essaie de suivre, je ne veux plus me sentir paumé comme il y a 3 ans. Et je ne veux pas me sentir paumé dans 10 ans.

Voilà pourquoi je voulais rencontrer Alban Denoyel.

Plutôt que de rester spectateur, Alban a décidé de participer à la construction du monde. Aujourd’hui, Sketchfab sert à publier, partager et découvrir du contenu en 3D et en Réalité Virtuelle. Une plateforme sur laquelle 1 million d’utilisateurs sculptent le futur.

Vous voyez ce que ça fait déjà, 1 million ?

Je voulais en savoir plus sur son parcours et ce qui l’a aidé à sentir le coup avant les autres. Je voulais parler technologie : réalité virtuelle et impression 3D.

Il y a 2 ans, Bold m’a donné une mesure de la vitesse à laquelle le futur arrive. Et Alban a choisi de vivre en plein dedans. Aujourd’hui, il partage des photos de son fils en 3 dimensions.

Mon futur, c’est déjà son présent.

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 0:00 : Son parcours, sa passion pour la sculpture
  • 13:00 : Les débuts de Sketchfab
  • 24:00 : Sketchfab aujourd’hui
  • 32:00 : La réalité virtuelle, aujourd’hui et dans le futur
  • 38:00 : Quelques pensées sur le recrutement
  • 44:00 : Entreprendre quand on est père
  • 48:00 Les questions de la fin

Notes et références :

  • Polka Magazine
  • Adam Smith
  • Fab2pro fait par Lenovo et Google
  • James Altucher
  • The Social Network
  • The Facebook Effect
  • Tiltbrush (peindre en réalité virtuelle)
  • Hatching Twitter
  • Sapiens
  • Noah kagan et le Coffee challenge
  • Pinterest
  • Sketchfab.com/alban
  • Denoyel.com

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EP 28 – FloBer : Rester enfant, rester sincère

Je suis jaloux de FloBer.

On a le même âge mais on est pas dans les mêmes bails. À l’heure où j’écris cet article, FloBer a :

  • conquis le Youtube Game avec les Suricates
  • conquis le TV game avec Bloqués
  • conquis les coeurs avec des dizaines de vidéos qu’il a écrites ou réalisées, des Suricates à Golden Moustache en passant par le Studio Bagel.

Mais ce n’est pas pour ça que je suis jaloux.

Je suis jaloux de FloBer parce qu’il est resté enfant.

Il me dit ne jamais avoir l’impression de travailler. Il gagne sa vie en faisant ce qu’il a toujours aimé faire : écrire et réaliser des vidéos.

Ça me rappelle l’interview avec Léo Bigiaoui.

Léo, c’était mon pote depuis longtemps, on avait fait nos études ensemble. Puis j’étais parti à HEC, il était parti suivre sa passion. Au moment de l’interview, son travail commençait à buzzer et moi, j’étais en dépression. Je ne savais plus qui j’étais ni pourquoi je faisais les choses.

On était sortis diner. Il voulait tester son nouvel appareil photo et on avait pris plein de clichés de la pluie, de la lumière, de moi sous la lumière et la pluie. C’était marrant. Il était comme un gosse.

Moi j’étais malheureux. Je le regardais prendre des photos en se marrant je sentais mon coeur se serrer. Je faisais semblant de rire mais j’avais envie de pleurer. Ça faisait longtemps que je ne jouais plus.

Léo m’avait réveillé.

Je m’étais souvenu qu’il existe une version de la vie où on se marre tous les jours. Une vie où tu as le droit d’être un gosse, de prendre des photos et de n’avoir aucun plan de carrière.

Je m’étais souvenu de moi, petit. Quand je n’essayais pas de gagner plus d’argent ou de rentrer à HEC pour impressionner mes proches. Quand je voulais juste apprendre des chansons par coeur puis les chanter, écrire des histoires et puis les raconter.

Et j’avais commencé à dire stop. Moins d’adulte, plus d’enfant.

Alors merci FloBer, Navo, Léo et tous les autres.

Nouvelle École, c’est ma thérapie. C’est ce qui me permet de revenir sur les rails de ma vie quand je m’en écarte trop. C’est ce qui me rappelle de m’amuser le plus possible, parce que je peux. Et parce qu’il n’y a rien de plus triste que de sentir son coeur se serrer quand ses potes réussissent.

Aujourd’hui, je publie un épisode de podcast. Demain, je vais faire un peu de musique.

Pour la suite, on verra.

SE RETROUVER DANS L’ÉPISODE :

  • 0:00 : Florilège de bêtises
  • 08:00 : Ses choix de vie, ses choix artistiques
  • 15:00 Son enfance, la naissance de sa passion
  • 30:00 La nostalgie au coeur de son travail
  • 38:00 Sa carrière, le départ de Suricates
  • 48:00 Observer la vie (moment cadeau !)
  • 53:00 Son processus créatif
  • 1:06:00 Sa relation au succès, aux critiques
  • 1:15:00 Les questions de la fin et ce qu’il ferait s’il était riche

Notes et références :

  • Le Manoir
  • Lego Batman
  • Ce qui nous lie – Cedric Klapisch
  • Shaun of the dead
  • 8 Mile
  • Bernie
  • Bref
  • Pio Marmaï
  • Steve Carell
  • Kyan Kohjandi
  • Clément Cotentin
  • Orelsan
    • Perdu D’avance
    • No Life
    • Plus rien ne m’étonne
  • Bloqués
  • Mister V
  • Rémi Bezançon : Le premier jour du reste de ta vie
  • LOUIS CK
  • Studio Bagel
  • Les Suricates
  • Golden Moustache
  • Studio Movie
  • Le FLOODCAST (écoutez c’est très drôle)
  • Flashback Museum
  • J’ai vomi dans mes cornflakes

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