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EP 25 – Nicolas Hernandez : Faire disparaître le manager

« Le seul but d’un projet, c’est de ne pas faire comme les autres »

Ce n’est pas une phrase de Nicolas Hernandez. C’est une phrase de King Ju de Stupeflip, mais elle s’applique bien ici.

Plusieurs personnes m’ont parlé spontanément de 360 Learning et de la manière unique qu’ils ont de fonctionner. Alors j’ai voulu rencontrer leur CEO, Nicolas Hernandez.

Monter une entreprise, c’est l’opportunité de créer son propre monde, avec ses propres règles. On peut créer l’endroit dans lequel on aurait aimé travailler. J’aime rencontrer les gens qui poussent cette logique jusqu’au bout. Je n’ai pas toujours eu le courage de le faire.

Il me reçoit sur le toit de ses bureaux, dans un superbe immeuble du XVIe. A chaque étage, une division différente, avec une ambiance différente. Ça me fait penser à Charlie et la chocolaterie. Je manque peut-être de références.

On fait l’interview en plein soleil, sur une terrasse, à la coule (et non à la cool).

Le cerveau de Nicolas tourne un peu plus vite que le mien, alors je m’accroche. Il me parle de Platon et je hoche la tête. Je n’ai jamais lu Platon.

Merci podcast.

Grâce à toi, je peux rencontrer plein de gens intelligents.

Et merci à tous de suivre ce projet un peu égoïste dans lequel vous avez l’air de trouver votre compte.

Voici ce dont on a parlé :

[04:00] Les origines de Nicolas Hernandez

Nicolas raconte son envie de créer, présente chez lui depuis l’enfance. On parle de son long chemin après Polytechnique, de son passage en finance qui ne lui a pas vraiment plu et de son besoin de construire. Il raconte un passage assez marrant à base de Suprême NTM, qui illustre l’éducation que lui ont donnée ses parents.

[14:00] La traversée du désert de 360 Learning

Aujourd’hui, 360 Learning vend son produit à plus de 60% du CAC 40. Mais il y a quelques années, ils vendaient leur produit à 0% du CAC 40.

« C’était aride. J’ai eu 30 ans, on se payait pas, j’avais pas d’argent ».

Ce passage est important. Pour tous ceux qui ont peur de ne jamais réussir ou que les autres réussissent mieux. Les gens comme moi.

Navo dit que le succès, c’est une sélection naturelle. Plus tu survis longtemps, plus tu as de chances de réussir. Dans le cas de 360 Learning, toutes les raisons auraient dû les pousser à abandonner. Mais ils ont continué, un peu par conviction, un peu par folie.
Et la mayonnaise a pris. Nicolas raconte ça.

[32:00] Les racines philosophiques de 360 Learning

C’est pour les fans de philo. Nicolas retourne à Platon et aux « idées qui volent dans le ciel » pour m’expliquer les origines de la culture d’entreprise qu’il met en place. C’est un moment très deep de podcast, pour ceux qui ont aimé le dilemme d’Achille énoncé par Oussama Ammar.

[43:00] L’organisation réinventée de 360 Learning

Chez 360 Learning, Nicolas s’applique à faire disparaitre le manager en le rendant obsolète. Ils ont développé une théorie : la convexité. L’explication de ce concept a buzzé comme jamais (2 millions de vues). Vous en comprendrez plus sur la culture de leur organisation :
– transparence
– bienveillance
– feedback, dont il donne la bonne recette
– collaboration

[55:00] Les questions perso de la fin

Celles-ci, vous commencez à les connaitre. J’essaye d’en introduire de nouvelles à chaque fois. N’hésitez pas à m’en suggérer.

Nicolas Hernandez est le CEO de 360 Learning, la plateforme de formation de l’ère digitale. Leur produit permet aux entreprises de former leurs employés continuellement. Ces dernières années, 360 Learning a explosé et compte aujourd’hui plus de 60% du CAC40 parmi ses clients.

Notes et références :

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EP 24 – Oussama Ammar : Le but c’est d’être légendaires

Ça faisait longtemps que je voulais rencontrer Oussama Ammar.

J’avais toujours une bonne raison :

  • j’ai un projet entrepreneurial
  • j’aimerais que tu sois le tuteur de mon mémoire
  • je viens de démarrer un podcast et je souhaite t’inviter.

A chaque fois, j’avais envoyé un mail. A chaque fois, il n’avait pas répondu. Alors j’avais abandonné. Après tout, je venais d’inviter Alice, son associée chez The Family.

J’étais donc agréablement surpris que ce soit lui qui me relance. Certains invités prennent un jour à convaincre, d’autres un an.

En préparant cette interview, je suis tombé sur une vidéo dans laquelle il explique à des élèves comment écrire un bon email.

C’était exactement l’inverse de tous les mails que je lui avais envoyés par le passé. J’étais mi-amusé, mi-gêné. Je suis très prompt à conseiller les autres, mais j’ai beaucoup de mal à m’appliquer mes propres conseils.

Depuis, j’ai progressé.

J’ai fait beaucoup de vente. J’ai eu le temps de goûter à « l’entrepreneuriat » et de prendre un peu de recul. Je me suis fait une meilleure idée de ce que j’attends de la vie. C’est aussi un an de plus à entendre parler de The Family à droite comme à gauche. Entre ceux qui aiment, ceux qui détestent, ceux qui envient et même ceux qui en rient.

Alors avant de d’interviewer Oussama, j’ai appelé plusieurs personnes. Je ne voulais pas faire la même interview que les autres. Je voulais qu’on comprenne qui il est.

Voici ce que j’en ai retenu :

1. Often wrong, never doubted

Navo m’a dit que ses parents avaient tellement confiance en lui qu’il avait fini par se convaincre qu’il lui était impossible d’échouer. Oussama semble avoir connu la même chose :

« Il faut donner le crédit à ma maman ».

Moi, quand j’ai une idée, mon schéma de pensée suit à peu près ce chemin :

  1. Euphorie
  2. Doute
  3. Position latérale de sécurité

Quand Oussama pense quelque chose, sa réaction naturelle est de l’affirmer haut et fort, quitte à se tromper. S’il réalise qu’il a tort, il changera d’avis :

« Je ne dis jamais deux fois la même chose ».

Il avoue ne jamais douter et souligne l’importance de croire très fort en ce qu’on avance :

« La moindre des politesses quand on énonce une idée c’est d’avoir le courage de l’assumer ».

Je vais essayer de garder ça en tête pour mes prochaines phases de doute. Et si tu t’autorisais à penser comme Navo ou Oussama, qu’est-ce que ça donnerait ?

2. Le bonheur ou la gloire

« Il y a 2 types d’entrepreneurs : ceux qui cherchent le bonheur et ceux qui cherchent la gloire. « 

Lui et moi, on a un rapport au risque complètement différent. Je pense que je cherche le bonheur. Je vous laisse deviner dans quel camp il se place.

C’est le dilemme d’Achille : Est-ce que tu veux une vie paisible, ou est-ce que tu veux qu’on parle de toi dans 400 ans ? Veux-tu construire Basecamp ou le prochain Facebook ?

C’est ce dont il faut décider avant de se lancer.

Le modèle d’Oussama est Alexandre Le Grand.

« Moi je rêvais de conquérir le monde ».

Et vous ?

3. Le succès est une illusion

Il bloque quand je lui demande à qui le mot « succès » lui fait penser :

« Le succès est une illusion ».

Le succès et l’échec sont des mots qu’on place sur une situation, à un instant T. À posteriori, difficile de discerner les échecs des succès.

On entend beaucoup que sa première société, Hypios, était un ratage monumental. Mais sans cet épisode, il n’en serait pas là aujourd’hui.

Il y a du succès dans cet échec.

« Je connais plein de millionnaires qui sont misérables. Est-ce que c’est le succès ? »

C’est ce que la plupart des invités de Nouvelle École répondent quand je leur demande ce qu’ils diraient à une version plus jeune d’eux-mêmes. Ils ne veulent pas s’empêcher de commettre des erreurs, pour ne pas compromettre leur succès futur.

4. Ne jamais s’auto-évaluer

Reste la question de l’évolution. Comment progresser si on ne sait pas quand on échoue et quand on réussit ?

Oussama a une technique :

« Il ne faut jamais s’auto-évaluer. »

Il s’est créé un groupe d’advisors, des gens qu’il admire et qui lui donnent des conseils sur des zones spécifiques de sa vie : le business, l’argent, l’amour, etc.

Il recommande de se former un groupe de ce genre. Wale m’avait donné le même conseil. Je ne l’ai toujours pas fait, il est peut-être temps.

Peut-être même que j’ai trouvé un bon advisor.

Mais cette fois, il faudra bosser l’email.

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

04:50 La confiance en soi

[
11:00] Ses débuts d’entrepreneur

[15:20] Ses références culturelles

[18:10] Les deux types d’entrepreneurs : le dilemme d’Achille

[22:00] Sa relation au bonheur

[28:00] Son échec Hypios

[36:00] Ce qu’il ne veut pas ramener de la silicon Valley

[41:00] Sa spécialité

[51:00] La réinvention et l’extension de The Family à l’Europe

[56:00] sa relation au succès

[1:03:00] Comment il s’évalue et progresse

[1:11:00] Le doute

[1:15:00] Le problème de l’École en France

[1:20:00] Son rapport aux critiques qui le visent

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EP 22 – Jean-David Chamboredon : Le Parrain

Désolé, je n’ai plus de place sur ma carte mémoire.

J’avais oublié de la vider. Ca aurait pu m’arriver avec mon pote Léo. Ça m’est arrivé avec Jean-David Chamboredon. Gênant.

Jean-David Chamboredon, c’est un peu le Don Corleone des startups. Un entrepreneur de la première génération du Web qui a tout vécu : l’arrivée d’internet, la bulle, la traversée du désert et le retour du Web. Il a investi dans de nombreuses success-stories comme Seloger.com, PriceMinister et plus récemment BlaBlaCar. Il dirige aujourd’hui le fonds ISAI qui regroupe plus d’une centaine d’entrepreneurs et est également membre fondateur et co-président de France Digitale. Je voulais en savoir plus sur son parcours hors-norme.

J’avais entendu parler de lui en 2012, sans me douter une seconde que je finirais par le rencontrer. Il avait alors initié le Mouvement des Pigeons : une protestation à l’encontre du projet de loi de Finances du gouvernement Hollande. À l’époque, j’essayais tant bien que mal de comprendre l’économie.

J’avais plein de bonnes questions, puis mon enregistreur a coupé. Plus de place. Une erreur que je ne ferai pas deux fois.

Il m’a accordé un second entretien pour terminer l’interview. Merci pour la patience !

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

  • (04:00) Ses origines et son parcours
  • (10:00) Son arrivée dans la silicon Valley pré-bulle internet
  • (20:00) Son arrivée à la tête de ISAI
  • (26:00) Le mouvement des Pigeons et la relation compliquée entre la France et les entrepreneurs
  • (38:00) Sa vision de l’apprentissage,
  • (45:00) Ce qui différencie les projets entrepreneuriaux qui marchent et les autres (en passant par BlaBlaCar)
  • (50:00) Ses conseils aux entrepreneurs qui démarrent
  • (01:00:00) – Des sujets un peu plus personnels

Si vous avez aimé :

Vous aimerez également l’interview de Willy Braun, un autre genre de VC.

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EP 21 – Patrick Beja : On récolte ce qu’on sème

C’est un mec qui habite dans un pays scandinave et qui fait des podcasts.

J’avais demandé à mon cousin quels podcasts il écoutait. Pas le mien (traître), mais il ne ratait aucun épisode du RDV Tech animé par Patrick Beja.

Patrick Beja, c’est le pionnier du podcast. Depuis 10 ans, il produit des émissions. En 2014, il quitte son job de rêve chez Blizzard pour se consacrer à plein temps à sa passion : faire des podcasts.

Aujourd’hui, il produit plusieurs émissions écoutées par des centaines de milliers de personnes. Plus incroyable encore, il est financé uniquement par ses auditeurs via Patreon, un sytème de crowdfunding récurrent. Pas de pub, Patrick est un pur indépendant. Il fallait l’inviter sur Nouvelle Ecole.

Je voulais savoir comment me faire financer par mes auditeurs (oui, vous)

1% de ton audience te donnera entre 2 et 3 euros.

J’ai fait le calcul rapide, ça ne fait pas assez pour acheter des pâtes, alors on attendra !

 

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

  • La nécessité de prendre des risques quand on est jeune (07:00)
  • Ses débuts dans les podcasts, époque Wolrd Of Warcraft (18:40)
  • Son job de rêve chez Blizzard et sa vie d’employé (23:00)
  • Son switch pour devenir podcaster à plein temps et l’importance de Patreon(25:30)
  • Ses conseils à tous ceux qui veulent se lancer dans un projet créatif (36:30)
  • Comment construire une audience et l’importance de l’authenticité (45:00)
  • Sa vie perso, ses combats, ses conseils et ce qu’il ferait s’il n’avait pas peur (56:00)

Si vous avez aimé :

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EP 19 – Patrick Pelloux : Développer l’instinct de vie

Je n’avais jamais entendu parler de Patrick Pelloux.

Il m’a contacté sur Facebook pour participer à Nouvelle Ecole. J’en ai parlé à des gens. Ils m’ont dit : « il est vachement connu ! ». J’ai tapé son nom sur Google. Il était connu.

En 2003, il avait été le premier à alerter les médias du danger de la canicule. « Les gens meurent », avait-il dit.

Le 7 janvier 2015, d’autres gens sont morts. A l’époque, il est encore chroniqueur chez Charlie Hebdo. Il échappe à l’attentat, pas ses amis.

Moi je ne veux pas parler de Charlie Hebdo. On lui en parle en permanence et j’ai peur de dire n’importe quoi. Ca tombe bien, il n’a pas envie d’en parler non plus.

J’ai envie de parler de son parcours aux nombreux rebondissements. Je veux savoir comment on développe « l’instinct de vie ». Même quand les critiques sont dures. Même quand les gens meurent.

Voilà les 3 choses que j’ai apprises de Patrick Pelloux :

1. Ne rien s’interdire

On aime bien mettre les gens dans des cases. J’ai fait une école de commerce et les personnes que je rencontre ont du mal à voir le lien entre ça et un podcast.

Comme si 2 ans sur un campus devaient déterminer mes 40 prochaines années.

Le résultat, c’est beaucoup d’autocensure. On a pas fait telle école alors on ne se sent pas en mesure de cultiver ses intérêts.

Patrick Pelloux a décidé de ne rien s’interdire.

Quand on lui a proposé d’écrire pour Charlie Hebdo, il a répondu « oui ». Ses collègues médecins n’ont pas compris. On lui a dit : « Mais t’es médecin ? T’es écrivain ? T’es quoi ? »

Comme s’il fallait choisir une seule chose. Ecrire n’est pas facile. Il faut de la discipline, il faut apprendre. Mais l’avantage c’est qu’on n’a pas besoin de diplôme.

En fait à part pour la médecine et le droit, on a rarement besoin d’un diplôme pour avancer.

Une dizaine de livres plus tard dont certains vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, il a bien fait de ne rien s’interdire.

2. Se faire le porte-parole de ses idées

À chaque fois que j’avais quelque chose à dire je l’ai dit.

La plupart du temps, j’ai peur de dire ce que je pense. J’ai peur de ce que les gens vont en penser et d’être critiqué très durement. Parfois, je publie puis je supprime.

Les gens ne disent pas ce qu’ils pensent par peur d’être jugés.

Forcément, c’est risqué. Quand on donne son avis, certains ne sont pas d’accord. On peut s’attirer des ennemis.

Mais c’est en donnant son avis qu’on ouvre la porte à toutes les opportunités. On signale au monde qui on est, pourquoi on se lève le matin et on invite ceux qui pensent comme nous à nous rejoindre.

A chaque fois que j’ai vaincu cette peur, des choses positives sont arrivées.

Patrick Pelloux s’est attiré de nombreux ennemis en se faisant le porte-parole de ses idées. Mais s’il ne l’avait pas fait, les bonnes choses ne seraient pas arrivées non plus. On ne lui aurait pas proposé d’écrire pour Charlie Hebdo. Il n’aurait pas publié de livres. Il ne serait pas en train de faire le tour des salons pour discuter avec des lecteurs dont il a changé la vie.

Il aurait moins vécu.

3. Ne pas écouter les méchants

Quand on s’exprime, on s’expose. Plus on est connu, plus on risque d’être attaqué.

La notoriété entraine toujours de la jalousie.

Et on a sacrément parlé de lui. C’est rare de se retrouver au coeur de deux évènements à l’ampleur médiatique internationale.

Ceux qu’il appelle les « méchants » ont sonné la « chasse », allant jusqu’à dire : « dommage qu’ils n’aient pas tué Pelloux. »

Pourtant, il a continué à écrire, créer, avancer.

C’est très fragile, la créativité. Quand j’étais adolescent, j’avais un groupe de musique. J’écrivais les chansons, les paroles, la musique. J’y mettais toute mon âme.

Parfois des gens en disaient beaucoup de mal, ou disaient du mal de moi. J’étais effondré. Je ne comprenais pas qu’on puisse m’en vouloir à ce point.

Ca n’a rien de comparable avec son histoire, mais il est facile de se laisser décourager par la méchanceté ambiante. Ce n’est pas un hasard si j’ai arrêté la musique.

La solution de Pelloux c’est de ne pas écouter les méchants. Ne pas lire les commentaires. Ne pas répondre.

Juste tracer sa route, partager ses expériences et continuer à vivre comme il l’entend. Malgré les critiques, malgré les méchants, malgré les épreuves de la vie.

On y va.

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

02:00 Ses études

12:00 La canicule de 2003

18:00 Ses débuts d’écrivain, ne rien s’interdire

30:00 Se faire le porte parole de ses idées

36:00 Lui et les critiques

44:00 La reconstruction

51:00 Questions bonus

Si vous avez aimé :

Vous aimerez également l’interview de Jean de La Rochebrochard

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EP 14 – Yérim Sar (aka Spleenter) : Moitié journaliste, moitié fouteur de merde

Yérim Sar est journaliste rap/cinéma pour des vrais médias. Le groupe Vice, Première, l’ABCDRduson. On a la même passion mais pas le même maillot.

Je lis ses articles depuis les heures les plus sombres de mon histoire et je me marre toujours. C’est le seul journaliste rap dont je lis le travail avec assiduité.

Saut que maintenant, j’ai un podcast. Enfin une bonne excuse pour le rencontrer et lui poser toutes les questions que j’ai en tête. Je veux savoir comment faire de meilleures interviews. Je me trouve médiocre.

J’ai retrouvé Yérim dans son nouvel appartement au Nord Ouest de Paris. Jogging juste un peu trop long qui passe sous les chaussons, appartement vide et PC qui trône dans le salon. Avec bien sûr le combo classique cendrier + bouteille de grenadine. Dans une vie parallèle, on était colocs.

Alors, comment faire de meilleures interviews ? « La recette magique, c’est de ne faire que du cas par cas ». Il est en train de me dire qu’il faut bosser. Moi qui cherchais un hack.

Je commence l’interview pour le début, sa passion pour l’écriture. Note pour la suite : commencer par la fin. J’aurais pu lui parler des élections auxquelles il ne participe pas, ou de son article hilarant sur les victoires de la musique.

On parle de ses études et de ses premiers écrits–des dialogues fictifs de fans de raps pour les fans de raps. On évoque la télé et l’indifférence de ce média à l’égard du rap. Il envoie quelques missiles sol-air, je me marre.

J’aperçois les deux facettes. Le journaliste professionnel et le fouteur de merde. Docteur Yerim, mister Spleenter. L’équilibre. Et si c’était ça la clé ?

Liens et Références :

Les articles de Yérim :

Ses interview du cast de Game of Thrones et notamment de Missandei. 

Nardwuar, l’intervieweur génial qu’il mentionne

On a aussi mentionné en vrac :

  • Vald, le rappeur
  • Orelsan, le rappeur
  • Sexion d’assaut
  • Eminem (mais vous devez connaitre)
  • Magic Mike 2
  • Malaise TV (allez voir si vous ne connaissez pas)

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EP 13 – Nicolas Bustamante : Discipline, Focus et on voit dans 10 ans

Nicolas Bustamante est le fondateur de Doctrine.fr, le moteur de recherche des décisions de justice qui révolutionne le travail des avocats et des juristes.

A 20 ans et après avoir été admis à Normale Sup, Nicolas arrête ses études. Il sent que « le salariat n’est pas la tendance du futur ». Une décision difficile, mais qu’il dit ne pas regretter. Il rappelle que son but dans la vie reste de « pouvoir se lever tous les matins avec le sourire ».

Discipliné, ambitieux, « monomaniaque » selon ses propres mots, Nicolas est tout sauf un rêveur idéaliste. Plus fan des entrepreneurs terre à terre comme Jason Fried que d’Elon Musk, il rappelle que son entreprise est là sur le long terme et l’oppose au monde des startups qu’il dit ne pas beaucoup aimer.

« Plus personne ne sera là dans 10 ans ».

Nouvelle École, peut être ?

EP 12 – Candice Gasperini : Ne rien regretter à 40 ans

C’est l’interview la plus bizarre de Nouvelle École, puisque Candice a décidé d’échanger les rôles et de finir en me posant des questions.

EP 11 – Rand Hindi : Toujours un coup d’avance

 « La seule chose remarquable chez l’être humain c’est qu’il n’a rien de remarquable. »

Rand a pourtant un côté assez remarquable. Il commence à coder à 7 ans, puis enchaîne les diplômes (computer science, PhD en bioinformatics et les distinctions (Forbes 30 under 30). En créant Snips.AI, il choisit de consacrer sa vie à sa passion : l’intelligence artificielle.

Dans cet épisode, il évoque se réussites, ses erreurs, ses lubies (« je traque tout ce que je fais ») et donne ses conseils pour se préparer au monde de demain.

Extraits choisis :

« J’ai fait pas mal d’erreurs de jugement. Une vision sur 10 ans, c’est parfois dur à exécuter sur le court terme. »
« Je traque tout ce que je mange, tout ce que je bois, toutes mes histoires romantiques. »
« J’ai tendance à avoir toujours un coup d’avance. »
« Si ce qu’on fait c’est de la merde, dis le moi ! »

EP 10 – Wale : La chance sourit aux audacieux

« J’avais toujours été un mec planqué dans des boîtes ».

En 2010, Wale décide de de sortir de sa planque, il vend des carrés de pelouse sur internet pour partir à la coupe du monde. Puis, il vend une campagne à Canal + pour la série Bref, et monte sa boîte dans la foulée.

Aujourd’hui, il dirige l’agence Darewin qui compte plus de 40 employés dans plusieurs pays en Europe. Son but ? Créer la meilleure agence d’entertainment du monde.
Et pour ça, il faut bien un peu de culot.
Et de bon sens.

« Tu veux 1000 vrais fans ? Fais 1000 interviews ! »