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EP 23 – Navo : La chance respecte ceux qui la respectent

J’ai failli arrêter Nouvelle École.

En février 2017, j’ai changé 90% de ma vie en l’espace de deux semaines. Je n’avais aucune idée de ce que me réservait la suite.

J’avais commencé Nouvelle École en juin 2016 et enchainé plusieurs interviews sur les conseils (indirects) de Tim Ferris. Mais dans la foulée, j’avais lancé une société et je manquais de temps. Comme le dirait Patrick Beja, faire un podcast demande beaucoup plus de travail que ce qu’on croit. Je n’arrivais pas à le faire toute les semaines, alors je l’ai fait n’importe quand. Un épisode par ci, un par là…

Evidemment, personne n’écoutait. Je me souviens d’un Facebook Live devant lequel les gens étaient restés 1 seconde en moyenne.

« Tout le monde s’en fout de ton truc. »

Alors en février dernier, au moment d’évaluer mes options, j’ai pensé à arrêter le podcast.

Personne ne le remarquerait. Je pourrais l’enterrer discrètement, comme les autres projets. Je pourrais commencer autre chose.

Mais deux évènements inattendus se sont produits dans la même journée.

Une fille qui vient de la même école que moi, que je connais à peine et que je n’avais pas vu depuis 4 ans est venue me parler. Hasard, elle travaillait dans le même immeuble.

« J’adore Nouvelle École, je le fais écouter à plein de gens ! Continue. »

Quand tu crées un truc, la meilleure chose qu’il puisse t’arriver c’est que les gens en parlent autour d’eux. J’étais surpris, mais si elle avait aimé au point de le recommander, ça valait peut-être le coup.

Une heure plus tard, un type à qui j’avais écrit sur Twitter pour l’inviter sur Nouvelle École a répondu.

J’avais envoyé mon message comme une bouteille à la mer, parce qu’on sait jamais. Je n’avais aucun espoir qu’il réponde.

Ce type, je l’avais découvert avec ses podcasts. Il marchait dans la rue en parlant. Ca m’avait fait penser à quand je parle tout seul chez moi et je trouvais ça cool qu’il ait eu l’idée de s’enregistrer.

En fait, ce type, je le connaissais depuis longtemps.

Il avait accompagné mes premières années d’études avec Bref. Comme tout le monde, je m’étais identifié à son pote Kyan tant mes problèmes du quotidien (surtout les filles) ressemblaient aux siens.

Il avait aussi co-écrit Bloqués, avec Orelsan et Gringe. Ceux là avaient accompagné toute mon adolescence de provincial et mes soirées à « boire ou à fumer au parc ou au lavoir ».

Ce type, c’était Navo.

Il avait vu l’épisode sur Wale :

« Oh cool ! Y’a Wale. »

Ils avaient bossé ensemble sur la communication de Bref.  Wale en avait parlé dans l’épisode 10. Mais j’ai une mémoire sélective et j’oublie tout ce qui se dit dans mes podcasts. Peu importe.

Navo était ok.

Et je n’avais plus envie d’arrêter le podcast.

J’allais rencontrer quelqu’un qui faisait ce que j’avais rêvé de faire dans la vie : écrire, inventer des histoires, faire marrer les gens ou les rendre tristes.  J’avais 1000 questions à lui poser. Il m’a invité chez lui, on s’est installés dans le petit jardin et voici une partie de ce qu’il m’a dit :

1. Tu es ce que tu crois que tu es.

Je lui ai raconté une anecdote sur Kanye West. Dans l’entrée de sa maison, Kanye affiche un grand poster de lui même. Un journaliste lui a demandé : « pourquoi cet immense poster de toi dans l’entrée ? »

Ce à quoi Kanye a répondu :

« Avant que les autres puissent me célébrer, je dois me célébrer. »

Navo est d’accord. Ses parents ont toujours cru en lui, même quand il a arrêté l’école à 16 ans. Sa mère disait à ses professeurs : « un jour vous paierez pour voir ce qu’il fait » et ne s’inquiétait pas. Alors il ne s’inquiétait pas non plus.

« Tu es ce que les autres croient que tu es et par extension, ce que tu crois que tu es. »

La bataille se gagne d’abord sur le plan mental. Ce dont tu te penses capable définit ce dont tu es capable.

Comme le disait ce bon vieux Steve.

2. Fais-le !

Dans le milieu des startups on dit : « les idées ne valent rien, l’exécution vaut tout ».

Ce n’est pas vrai. Avoir des bonnes idées est difficile et on n’a encore vu personne réussir le Facebook pour chiens.

Cependant, ce qui bloque les gens dans leurs volontés créatives est un manque d’action, pas d’idées.

« Avoir une idée c’est comme une drogue. Quand tu as l’idée c’est géniale, mais quand tu l’appliques c’est chiant. »

Pourtant, l’action est plus simple qu’il n’y parait. Navo m’a raconté l’histoire de son pote Kheiron écrivant son premier film :

« Il a pris un fichier doc et il a écrit. »

Y a-t-il une autre façon d’écrire un film que de le faire ?

3. Aie de la chance.

C’est le conseil de Kyan et Navo à ceux qui veulent réussir.

« Au Poker, tu tires des cartes au hasard. Pourtant il y a des types qui sont champions de Poker tous les ans. »

Il y a des gens qui respectent la chance. Navo raconte l’histoire de Valentin, devenu monteur de Bref après avoir aidé Kyan à monter des vidéos de mariages, plusieurs années auparavant. À l’époque, il ne pouvait pas savoir où ces vidéos de mariage le mèneraient. Mais il l’a fait à fond, comme si c’était le boulot de sa vie.

Il a « respecté la chance ».

Avoir de la chance, ça veut dire faire les choses à fond ou ne pas les faire, car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer.

« Quand tu as 4 vues, si ça se trouve dans ces 4 vues il y avait Steven Spielberg ».

J’ai eu la chance que Navo connaisse Wale, la chance d’avoir rencontré Wale et travaillé dans ses locaux et la chance que Wale soit passé sur Nouvelle École. Qui sait quelle personne acceptera d’être interviewée grâce à Navo ?

Peut-on appeler ça de la chance ?

4. Fais ce que tu aimerais qu’on fasse pour toi.

J’ai couru dans tous les sens pendant des années à la recherche d’une bonne idée de startup. Je voulais être ENTREPRENEUR !

Je pourrais faire un service de recrutement pour les ingénieurs !

Je pourrais faire des films en réalité virtuelle !

Le problème quand on fait les choses pour les mauvaises raisons, c’est qu’on a de mauvaises idées.

Les bonnes idées viennent lorsqu’on crée ce qu’il nous manque. « Scratch your own itch », disent les américains.

« Bref, c’était ça. On a juste fait un truc qu’on aurait aimé voir en 2011. Un truc pour nous, par nous, qui va vite et qui est pas saoulant ».

Nouvelle École, c’est l’émission que j’avais envie d’entendre. Et c’est l’une de mes rares bonnes idées.

5. Ne t’ennuie pas.

Bref n’a duré qu’une saison, Bloqués aussi.

Quand ils commencent à s’ennuyer, Navo et Kyan changent de sujet. Si tu t’ennuies, tu n’es plus en train de faire ce que tu aimerais qu’on fasse pour toi. Tu n’es plus en train de chercher la pièce manquante du puzzle. Il est temps de changer.

J’essaie d’appliquer ça à ma vie quotidienne. Moins d’ennui, plus de jeu. M’amuser chaque jour, comme quand j’étais gamin. On oublie trop vite d’être des gamins.

Bref, j’ai failli arrêter Nouvelle École.

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

  • (02:00) Sur le fait de se répéter
  • (06:00) Son parcours : tu es ce que tu crois que tu es
  • (09:00) Les débuts avec Kheiron – Fais le !
  • (16:00) Fais ce que tu aimerais qu’on fasse pour toi
  • (27:00) Créer des relations, suivre son instinct
  • (35:00) Ayez de la chance !
  • (54:00) Sa méthode de travail, l’école de l’oisiveté
  • (01:00:00) Les questions de la fin 🙂

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EP 22 – Jean-David Chamboredon : Le Parrain

Désolé, je n’ai plus de place sur ma carte mémoire.

J’avais oublié de la vider. Ca aurait pu m’arriver avec mon pote Léo. Ça m’est arrivé avec Jean-David Chamboredon. Gênant.

Jean-David Chamboredon, c’est un peu le Don Corleone des startups. Un entrepreneur de la première génération du Web qui a tout vécu : l’arrivée d’internet, la bulle, la traversée du désert et le retour du Web. Il a investi dans de nombreuses success-stories comme Seloger.com, PriceMinister et plus récemment BlaBlaCar. Il dirige aujourd’hui le fonds ISAI qui regroupe plus d’une centaine d’entrepreneurs et est également membre fondateur et co-président de France Digitale. Je voulais en savoir plus sur son parcours hors-norme.

J’avais entendu parler de lui en 2012, sans me douter une seconde que je finirais par le rencontrer. Il avait alors initié le Mouvement des Pigeons : une protestation à l’encontre du projet de loi de Finances du gouvernement Hollande. À l’époque, j’essayais tant bien que mal de comprendre l’économie.

J’avais plein de bonnes questions, puis mon enregistreur a coupé. Plus de place. Une erreur que je ne ferai pas deux fois.

Il m’a accordé un second entretien pour terminer l’interview. Merci pour la patience !

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

  • (04:00) Ses origines et son parcours
  • (10:00) Son arrivée dans la silicon Valley pré-bulle internet
  • (20:00) Son arrivée à la tête de ISAI
  • (26:00) Le mouvement des Pigeons et la relation compliquée entre la France et les entrepreneurs
  • (38:00) Sa vision de l’apprentissage,
  • (45:00) Ce qui différencie les projets entrepreneuriaux qui marchent et les autres (en passant par BlaBlaCar)
  • (50:00) Ses conseils aux entrepreneurs qui démarrent
  • (01:00:00) – Des sujets un peu plus personnels

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EP 21 – Patrick Beja : On récolte ce qu’on sème

C’est un mec qui habite dans un pays scandinave et qui fait des podcasts.

J’avais demandé à mon cousin quels podcasts il écoutait. Pas le mien (traître), mais il ne ratait aucun épisode du RDV Tech animé par Patrick Beja.

Patrick Beja, c’est le pionnier du podcast. Depuis 10 ans, il produit des émissions. En 2014, il quitte son job de rêve chez Blizzard pour se consacrer à plein temps à sa passion : faire des podcasts.

Aujourd’hui, il produit plusieurs émissions écoutées par des centaines de milliers de personnes. Plus incroyable encore, il est financé uniquement par ses auditeurs via Patreon, un sytème de crowdfunding récurrent. Pas de pub, Patrick est un pur indépendant. Il fallait l’inviter sur Nouvelle Ecole.

Je voulais savoir comment me faire financer par mes auditeurs (oui, vous)

1% de ton audience te donnera entre 2 et 3 euros.

J’ai fait le calcul rapide, ça ne fait pas assez pour acheter des pâtes, alors on attendra !

 

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

  • La nécessité de prendre des risques quand on est jeune (07:00)
  • Ses débuts dans les podcasts, époque Wolrd Of Warcraft (18:40)
  • Son job de rêve chez Blizzard et sa vie d’employé (23:00)
  • Son switch pour devenir podcaster à plein temps et l’importance de Patreon(25:30)
  • Ses conseils à tous ceux qui veulent se lancer dans un projet créatif (36:30)
  • Comment construire une audience et l’importance de l’authenticité (45:00)
  • Sa vie perso, ses combats, ses conseils et ce qu’il ferait s’il n’avait pas peur (56:00)

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EP 19 – Patrick Pelloux : Développer l’instinct de vie

Je n’avais jamais entendu parler de Patrick Pelloux.

Il m’a contacté sur Facebook pour participer à Nouvelle Ecole. J’en ai parlé à des gens. Ils m’ont dit : « il est vachement connu ! ». J’ai tapé son nom sur Google. Il était connu.

En 2003, il avait été le premier à alerter les médias du danger de la canicule. « Les gens meurent », avait-il dit.

Le 7 janvier 2015, d’autres gens sont morts. A l’époque, il est encore chroniqueur chez Charlie Hebdo. Il échappe à l’attentat, pas ses amis.

Moi je ne veux pas parler de Charlie Hebdo. On lui en parle en permanence et j’ai peur de dire n’importe quoi. Ca tombe bien, il n’a pas envie d’en parler non plus.

J’ai envie de parler de son parcours aux nombreux rebondissements. Je veux savoir comment on développe « l’instinct de vie ». Même quand les critiques sont dures. Même quand les gens meurent.

Voilà les 3 choses que j’ai apprises de Patrick Pelloux :

1. Ne rien s’interdire

On aime bien mettre les gens dans des cases. J’ai fait une école de commerce et les personnes que je rencontre ont du mal à voir le lien entre ça et un podcast.

Comme si 2 ans sur un campus devaient déterminer mes 40 prochaines années.

Le résultat, c’est beaucoup d’autocensure. On a pas fait telle école alors on ne se sent pas en mesure de cultiver ses intérêts.

Patrick Pelloux a décidé de ne rien s’interdire.

Quand on lui a proposé d’écrire pour Charlie Hebdo, il a répondu « oui ». Ses collègues médecins n’ont pas compris. On lui a dit : « Mais t’es médecin ? T’es écrivain ? T’es quoi ? »

Comme s’il fallait choisir une seule chose. Ecrire n’est pas facile. Il faut de la discipline, il faut apprendre. Mais l’avantage c’est qu’on n’a pas besoin de diplôme.

En fait à part pour la médecine et le droit, on a rarement besoin d’un diplôme pour avancer.

Une dizaine de livres plus tard dont certains vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, il a bien fait de ne rien s’interdire.

2. Se faire le porte-parole de ses idées

À chaque fois que j’avais quelque chose à dire je l’ai dit.

La plupart du temps, j’ai peur de dire ce que je pense. J’ai peur de ce que les gens vont en penser et d’être critiqué très durement. Parfois, je publie puis je supprime.

Les gens ne disent pas ce qu’ils pensent par peur d’être jugés.

Forcément, c’est risqué. Quand on donne son avis, certains ne sont pas d’accord. On peut s’attirer des ennemis.

Mais c’est en donnant son avis qu’on ouvre la porte à toutes les opportunités. On signale au monde qui on est, pourquoi on se lève le matin et on invite ceux qui pensent comme nous à nous rejoindre.

A chaque fois que j’ai vaincu cette peur, des choses positives sont arrivées.

Patrick Pelloux s’est attiré de nombreux ennemis en se faisant le porte-parole de ses idées. Mais s’il ne l’avait pas fait, les bonnes choses ne seraient pas arrivées non plus. On ne lui aurait pas proposé d’écrire pour Charlie Hebdo. Il n’aurait pas publié de livres. Il ne serait pas en train de faire le tour des salons pour discuter avec des lecteurs dont il a changé la vie.

Il aurait moins vécu.

3. Ne pas écouter les méchants

Quand on s’exprime, on s’expose. Plus on est connu, plus on risque d’être attaqué.

La notoriété entraine toujours de la jalousie.

Et on a sacrément parlé de lui. C’est rare de se retrouver au coeur de deux évènements à l’ampleur médiatique internationale.

Ceux qu’il appelle les « méchants » ont sonné la « chasse », allant jusqu’à dire : « dommage qu’ils n’aient pas tué Pelloux. »

Pourtant, il a continué à écrire, créer, avancer.

C’est très fragile, la créativité. Quand j’étais adolescent, j’avais un groupe de musique. J’écrivais les chansons, les paroles, la musique. J’y mettais toute mon âme.

Parfois des gens en disaient beaucoup de mal, ou disaient du mal de moi. J’étais effondré. Je ne comprenais pas qu’on puisse m’en vouloir à ce point.

Ca n’a rien de comparable avec son histoire, mais il est facile de se laisser décourager par la méchanceté ambiante. Ce n’est pas un hasard si j’ai arrêté la musique.

La solution de Pelloux c’est de ne pas écouter les méchants. Ne pas lire les commentaires. Ne pas répondre.

Juste tracer sa route, partager ses expériences et continuer à vivre comme il l’entend. Malgré les critiques, malgré les méchants, malgré les épreuves de la vie.

On y va.

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

02:00 Ses études

12:00 La canicule de 2003

18:00 Ses débuts d’écrivain, ne rien s’interdire

30:00 Se faire le porte parole de ses idées

36:00 Lui et les critiques

44:00 La reconstruction

51:00 Questions bonus

Si vous avez aimé :

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EP 14 – Yérim Sar (aka Spleenter) : Moitié journaliste, moitié fouteur de merde

Yérim Sar est journaliste rap/cinéma pour des vrais médias. Le groupe Vice, Première, l’ABCDRduson. On a la même passion mais pas le même maillot.

Je lis ses articles depuis les heures les plus sombres de mon histoire et je me marre toujours. C’est le seul journaliste rap dont je lis le travail avec assiduité.

Saut que maintenant, j’ai un podcast. Enfin une bonne excuse pour le rencontrer et lui poser toutes les questions que j’ai en tête. Je veux savoir comment faire de meilleures interviews. Je me trouve médiocre.

J’ai retrouvé Yérim dans son nouvel appartement au Nord Ouest de Paris. Jogging juste un peu trop long qui passe sous les chaussons, appartement vide et PC qui trône dans le salon. Avec bien sûr le combo classique cendrier + bouteille de grenadine. Dans une vie parallèle, on était colocs.

Alors, comment faire de meilleures interviews ? « La recette magique, c’est de ne faire que du cas par cas ». Il est en train de me dire qu’il faut bosser. Moi qui cherchais un hack.

Je commence l’interview pour le début, sa passion pour l’écriture. Note pour la suite : commencer par la fin. J’aurais pu lui parler des élections auxquelles il ne participe pas, ou de son article hilarant sur les victoires de la musique.

On parle de ses études et de ses premiers écrits–des dialogues fictifs de fans de raps pour les fans de raps. On évoque la télé et l’indifférence de ce média à l’égard du rap. Il envoie quelques missiles sol-air, je me marre.

J’aperçois les deux facettes. Le journaliste professionnel et le fouteur de merde. Docteur Yerim, mister Spleenter. L’équilibre. Et si c’était ça la clé ?

Liens et Références :

Les articles de Yérim :

Ses interview du cast de Game of Thrones et notamment de Missandei. 

Nardwuar, l’intervieweur génial qu’il mentionne

On a aussi mentionné en vrac :

  • Vald, le rappeur
  • Orelsan, le rappeur
  • Sexion d’assaut
  • Eminem (mais vous devez connaitre)
  • Magic Mike 2
  • Malaise TV (allez voir si vous ne connaissez pas)

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EP 13 – Nicolas Bustamante : Discipline, Focus et on voit dans 10 ans

Nicolas Bustamante est le fondateur de Doctrine.fr, le moteur de recherche des décisions de justice qui révolutionne le travail des avocats et des juristes.

A 20 ans et après avoir été admis à Normale Sup, Nicolas arrête ses études. Il sent que « le salariat n’est pas la tendance du futur ». Une décision difficile, mais qu’il dit ne pas regretter. Il rappelle que son but dans la vie reste de « pouvoir se lever tous les matins avec le sourire ».

Discipliné, ambitieux, « monomaniaque » selon ses propres mots, Nicolas est tout sauf un rêveur idéaliste. Plus fan des entrepreneurs terre à terre comme Jason Fried que d’Elon Musk, il rappelle que son entreprise est là sur le long terme et l’oppose au monde des startups qu’il dit ne pas beaucoup aimer.

« Plus personne ne sera là dans 10 ans ».

Nouvelle École, peut être ?

EP 12 – Candice Gasperini : Ne rien regretter à 40 ans

C’est l’interview la plus bizarre de Nouvelle École, puisque Candice a décidé d’échanger les rôles et de finir en me posant des questions.

EP 11 – Rand Hindi : Toujours un coup d’avance

 « La seule chose remarquable chez l’être humain c’est qu’il n’a rien de remarquable. »

Rand a pourtant un côté assez remarquable. Il commence à coder à 7 ans, puis enchaîne les diplômes (computer science, PhD en bioinformatics et les distinctions (Forbes 30 under 30). En créant Snips.AI, il choisit de consacrer sa vie à sa passion : l’intelligence artificielle.

Dans cet épisode, il évoque se réussites, ses erreurs, ses lubies (« je traque tout ce que je fais ») et donne ses conseils pour se préparer au monde de demain.

Extraits choisis :

« J’ai fait pas mal d’erreurs de jugement. Une vision sur 10 ans, c’est parfois dur à exécuter sur le court terme. »
« Je traque tout ce que je mange, tout ce que je bois, toutes mes histoires romantiques. »
« J’ai tendance à avoir toujours un coup d’avance. »
« Si ce qu’on fait c’est de la merde, dis le moi ! »

EP 10 – Wale : La chance sourit aux audacieux

« J’avais toujours été un mec planqué dans des boîtes ».

En 2010, Wale décide de de sortir de sa planque, il vend des carrés de pelouse sur internet pour partir à la coupe du monde. Puis, il vend une campagne à Canal + pour la série Bref, et monte sa boîte dans la foulée.

Aujourd’hui, il dirige l’agence Darewin qui compte plus de 40 employés dans plusieurs pays en Europe. Son but ? Créer la meilleure agence d’entertainment du monde.
Et pour ça, il faut bien un peu de culot.
Et de bon sens.

« Tu veux 1000 vrais fans ? Fais 1000 interviews ! »

EP 08 – Alexandre Dana : Changer l’éducation, un élève à la fois

Est-ce que ça t’arrive de douter ?

Je veux la réponse pour moi. Je veux savoir si, comme moi, il lui arrive de douter du bien fondé de son entreprise, de ses chances de réussite et de sa capacité à aller jusqu’au bout.

Non

Ca ne se voit pas forcément, mais sa réponse me démolit. Je suis donc le seul à porter ma croix d’entrepreneur insatisfait quotidiennement Ce qui nous différencie à l’époque, c’est qu’Alexandre sait pourquoi il s’est retrouvé à la tête d’une entreprise qui donne des cours en ligne. Il y a dix ans, il donnait son premier cours sur Skype, en pyjama.

Aujourd’hui, Alexandre Dana est le CEO de Livementor, la plateforme leader dans le domaine de l’éducation en ligne en Europe.

Un épisode pour les apprentis entrepreneurs, et pour ceux qui s’intéressent aux nouveaux modèles d’éducation.