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EP 26 – Autodisciple : Comment dépasser ses limites

En 2015, je me suis remis à lire.

J’allais terminer mon stage à San Francisco. En 6 mois j’avais plus appris qu’en 10 ans, mais je n’avais jamais été aussi stressé. Je croyais avoir fait le plus dur en étant pris en école de commerce.

Dans la Silicon Valley, j’étais largué. Tout le monde était plus jeune, plus compétent, plus confiant et plus ambitieux que moi. Ils avaient tous déjà monté une startup.

J’étais convaincu que seule la vie de « founder » valait le coup, et mon environnement renforçait cette croyance. Je n’arrivais pas à dormir. Il fallait que je sois entrepreneur, il me fallait une idée de startup :

« Une app pour apprendre à jouer de la musique ! »

« Un service pour livrer des repas ! »

J’étais à deux doigts de la boîte qui fait « Meuh » et du réseau social pour chiens.

La journée, j’apprenais ce qu’étaient qu’internet, le cloud, AWS. Le soir, j’apprenais à coder sur Codecademy avec de la musique répétitive dans les oreilles. J’étais nul, nul, nul ! Alors j’allais chercher un Falafel en bas et je mettais The Office.

Les plus belles années de ma vie.

J’avais commencé à suivre un cours du Y Combinator : How to Start a Startup. Ils recommandaient des bouquins à la fin de la première leçon et j’avais tout acheté.

Je me souviendrai toujours de ces 3 bouquins :

  • The Facebook Effect
  • Never Eat Alone
  • Crucial Conversations

J’avais lu The Facebook Effect en 1 jour, comme un bon vieux Harry Potter. Là aussi tout était magique. Une bande de potes qui font un site pour les étudiants. Le site explose, ils partent en Californie et deviennent milliardaires. Je voulais vivre ce genre d’aventure. Je voulais du Facebook Effect dans ma vie.

Never Eat Alone avait retourné mon cerveau. J’y  avais appris comment contacter des gens, comment maintenir des relations, comment faire TOUT différemment des autres. Ne jamais postuler à un job en envoyant une lettre de motivation, mais rencontrer l’équipe, créer des liens, jouer sur l’humain. Aujourd’hui, je ne rencontre jamais quelqu’un sans avoir fait mes devoirs au préalable. Et ça a tout changé.

Avec Crucial Conversations, j’avais réalisé que l’échec de mes relations amoureuses tenait à mes piètres compétences de communicant. J’étais incapable de dire quelque chose de difficile, je préférais me cacher en attendant que la tempête se calme. Une mauvaise stratégie, en amour comme dans le reste.

Ce que ces lectures m’ont apprises, c’est que je ne savais rien.

J’étais un amateur, un débutant. Je me pensais intelligent, j’avais été pris dans une grande école. Ces livres m’avaient fait dégonfler. J’étais tout en bas de la pente et il fallait monter. Pas à pas.

Mais ces bouquins m’avaient également donné de l’espoir. Il suffisait de s’y mettre. Il suffisait de lire ! J’avais appris beaucoup de choses inutiles depuis plusieurs années, mais c’était fini. J’allais commencer à apprendre ce dont j’avais besoin.

Rentré en France, j’avais passé 6 mois à lire minimum 2 heures par jour. Cette période a été un tournant.

Alors j’étais ravi de discuter avec Autodisciple.

On avait lu les mêmes livres. On s’était intéressés aux mêmes choses. On allait pouvoir parler de sa période pick up artist. Evidemment, j’avais lu The Game. Évidemment, j’avais essayé toutes les techniques. Et évidemment, ça marchait.

Je voulais connaitre son parcours. Il s’était intéressé à tout cela bien avant moi. Je lui ai demandé comment il gagnait de l’argent. Aussi, je voulais comprendre sa motivation à dépasser ses limites en permanence.

Raj, c’est une startup humaine.

Il a des hypothèses :

« Puis-je vivre uniquement avec des Bitcoin? »

« Puis-je dire oui à tout ce qu’on me demande ? »

Il teste ces hypothèses de manière intensive pendant 30 jours.

Si tu ne testes pas sur le long terme, tu ne peux pas analyser le résultat correctement.

Enfin, il décide de s’il a envie d’explorer cette piste ou s’il préfère trouver un autre défi. Comme tout le monde, Raj se cherche et c’est agréable de l’entendre l’admettre. Il a compris une chose que je n’avais pas compris il y a deux ans :

Lire, c’est bien. Faire, c’est mieux.

Voici ce dont on a parlé :

[01:50] Les origines de Raj

Y’avait un côté Fight Club, société secrète.

[10:00] La communauté séduction

Le fait de voir des mecs aussi courageux, ça m’a vraiment inspiré.

[25:00] Son épopée sur Youtube

Quand tu travailles dans une boîte, t’as pas besoin d’être discipliné. Ce sont les gens qui te disciplinent.

[43:00] Le mode de vie d’Autodisciple

J’ai toujours des routines différentes sur plusieurs mois.

[53:00] Sa relation au succès et les questions personnelles

Les gens me disent beaucoup « ah ouais je déteste le développement personnel, mais toi je t’aime bien ».

 

Notes et références :

Livres : 

Les gens : 

Plus sur Raj : 

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Sinon, j’ai aussi commencé un Tipeee, où vous pouvez me soutenir financièrement si le coeur vous en dit. Il y a déjà 18 personnes qui le font et ça me fait le coeur gros comme ça : ❤️

Autrement, vous pouvez laisser votre avis sur l’épisode dans les commentaires. Qu’est-ce que vous avez aimé ? Détesté ?

EP 19 – Patrick Pelloux : Développer l’instinct de vie

Je n’avais jamais entendu parler de Patrick Pelloux.

Il m’a contacté sur Facebook pour participer à Nouvelle Ecole. J’en ai parlé à des gens. Ils m’ont dit : « il est vachement connu ! ». J’ai tapé son nom sur Google. Il était connu.

En 2003, il avait été le premier à alerter les médias du danger de la canicule. « Les gens meurent », avait-il dit.

Le 7 janvier 2015, d’autres gens sont morts. A l’époque, il est encore chroniqueur chez Charlie Hebdo. Il échappe à l’attentat, pas ses amis.

Moi je ne veux pas parler de Charlie Hebdo. On lui en parle en permanence et j’ai peur de dire n’importe quoi. Ca tombe bien, il n’a pas envie d’en parler non plus.

J’ai envie de parler de son parcours aux nombreux rebondissements. Je veux savoir comment on développe « l’instinct de vie ». Même quand les critiques sont dures. Même quand les gens meurent.

Voilà les 3 choses que j’ai apprises de Patrick Pelloux :

1. Ne rien s’interdire

On aime bien mettre les gens dans des cases. J’ai fait une école de commerce et les personnes que je rencontre ont du mal à voir le lien entre ça et un podcast.

Comme si 2 ans sur un campus devaient déterminer mes 40 prochaines années.

Le résultat, c’est beaucoup d’autocensure. On a pas fait telle école alors on ne se sent pas en mesure de cultiver ses intérêts.

Patrick Pelloux a décidé de ne rien s’interdire.

Quand on lui a proposé d’écrire pour Charlie Hebdo, il a répondu « oui ». Ses collègues médecins n’ont pas compris. On lui a dit : « Mais t’es médecin ? T’es écrivain ? T’es quoi ? »

Comme s’il fallait choisir une seule chose. Ecrire n’est pas facile. Il faut de la discipline, il faut apprendre. Mais l’avantage c’est qu’on n’a pas besoin de diplôme.

En fait à part pour la médecine et le droit, on a rarement besoin d’un diplôme pour avancer.

Une dizaine de livres plus tard dont certains vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, il a bien fait de ne rien s’interdire.

2. Se faire le porte-parole de ses idées

À chaque fois que j’avais quelque chose à dire je l’ai dit.

La plupart du temps, j’ai peur de dire ce que je pense. J’ai peur de ce que les gens vont en penser et d’être critiqué très durement. Parfois, je publie puis je supprime.

Les gens ne disent pas ce qu’ils pensent par peur d’être jugés.

Forcément, c’est risqué. Quand on donne son avis, certains ne sont pas d’accord. On peut s’attirer des ennemis.

Mais c’est en donnant son avis qu’on ouvre la porte à toutes les opportunités. On signale au monde qui on est, pourquoi on se lève le matin et on invite ceux qui pensent comme nous à nous rejoindre.

A chaque fois que j’ai vaincu cette peur, des choses positives sont arrivées.

Patrick Pelloux s’est attiré de nombreux ennemis en se faisant le porte-parole de ses idées. Mais s’il ne l’avait pas fait, les bonnes choses ne seraient pas arrivées non plus. On ne lui aurait pas proposé d’écrire pour Charlie Hebdo. Il n’aurait pas publié de livres. Il ne serait pas en train de faire le tour des salons pour discuter avec des lecteurs dont il a changé la vie.

Il aurait moins vécu.

3. Ne pas écouter les méchants

Quand on s’exprime, on s’expose. Plus on est connu, plus on risque d’être attaqué.

La notoriété entraine toujours de la jalousie.

Et on a sacrément parlé de lui. C’est rare de se retrouver au coeur de deux évènements à l’ampleur médiatique internationale.

Ceux qu’il appelle les « méchants » ont sonné la « chasse », allant jusqu’à dire : « dommage qu’ils n’aient pas tué Pelloux. »

Pourtant, il a continué à écrire, créer, avancer.

C’est très fragile, la créativité. Quand j’étais adolescent, j’avais un groupe de musique. J’écrivais les chansons, les paroles, la musique. J’y mettais toute mon âme.

Parfois des gens en disaient beaucoup de mal, ou disaient du mal de moi. J’étais effondré. Je ne comprenais pas qu’on puisse m’en vouloir à ce point.

Ca n’a rien de comparable avec son histoire, mais il est facile de se laisser décourager par la méchanceté ambiante. Ce n’est pas un hasard si j’ai arrêté la musique.

La solution de Pelloux c’est de ne pas écouter les méchants. Ne pas lire les commentaires. Ne pas répondre.

Juste tracer sa route, partager ses expériences et continuer à vivre comme il l’entend. Malgré les critiques, malgré les méchants, malgré les épreuves de la vie.

On y va.

Antonin

Notes et références :

Se retrouver dans l’épisode :

02:00 Ses études

12:00 La canicule de 2003

18:00 Ses débuts d’écrivain, ne rien s’interdire

30:00 Se faire le porte parole de ses idées

36:00 Lui et les critiques

44:00 La reconstruction

51:00 Questions bonus

Si vous avez aimé :

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EP 18 – Loic Le Meur : Made In California

 

 

Il y a quelques années, je n’aurais pas écrit à Loic Le Meur.

Je me serais dit : « Il s’en fout de ton podcast ».

L’autocensure.

Voilà comment j’ai tué dans l’oeuf des dizaines de projets, viables ou non. Je ne saurai jamais.

J’ai grandi dans un village de 600 habitants. Il n’y avait pas de Loic Le Meur là bas. Il y avait la télé, à travers laquelle je voyais des choses qui ne me concerneraient jamais : le festival de Cannes, Paris, le business.

L’environnement façonne les perspectives. Je me suis laissé limiter, convaincre que je ne pourrais pas faire telle chose ou rencontrer telle personne.

Depuis, je lutte quotidiennement contre l’autocensure et le syndrome de l’imposteur. Avant de commencer quelque chose, je ne m’en crois pas capable. Une fois le projet démarré, je ne me sens plus légitime.

Comme avant de discuter une heure avec Loic Le Meur. J’ai envie de me mettre en boule dans un coin de mon appartement. J’ai trop peur de passer pour un idiot.

Alors, quand il explique qu’il pense n’avoir « rien fait de significatif » dans sa vie, j’écoute. Ca m’intrigue.

J’aurais aimé faire le quart de ce qu’il a fait.

Je me demande si lui aussi doit combattre l’autocensure, le syndrome de l’imposteur.

Deux histoires incomparables et pourtant, je me retrouve dans ses paroles.

Moi, j’ai peur de démarrer car je n’ai rien prouvé.

Lui me dit que « la peur de passer pour un con, tu l’as encore plus à 44 ans. »

Il me raconte sa première boite, montée à 23 ans et qui employait une cinquantaine de personnes. Je l’écoute et je me demande ce que je fais de ma vie.

Mais quand Elon Musk prend la parole à TED et parle des fusées qu’il veut envoyer sur Mars, il a une réaction similaire : « Je me demande ce que je fais de ma vie ».

Peut être qu’on fait tous face aux mêmes peurs finalement. Alors, que faire ?

J’essaie de m’inspirer de sa méthode pour avancer.

  1. Produire. Puisque rien ne fera disparaitre la peur de démarrer, autant se lancer. Lui écrit, lance des projets, organise des conférences, fait des Facebook live. Il n’attend pas que quelque chose soit parfait pour le lancer.
  2. Montrer son travail, partager ce qu’on fait. Lui a pratiqué cette transparence tout au long de sa carrière, jusqu’à monter son dernier projet, Leade.rs, à travers sa newsletter. Une manière de rester au contact de la réalité et un incroyable vecteur d’opportunités. C’est en bloggant que Loic est devenu le premier investisseur dans Linkedin, une dizaine d’années plus tôt.
  3. Aller plus loin. Faire de chaque succès une rampe de lancement vers le prochain essai et conquérir ses peurs, une à une. Loic aurait pu s’arrêter après Le Web, ou lorsque Linkedin s’est vendue pour 26,2 Milliards de dollars. Et pourtant, à 44 ans, il lance son projet le plus ambitieux.

Il faut s’inspirer de cet enthousiasme.

Nouvelle Ecole, c’est ma thérapie contre mes croyances limitantes.

Il y a quelques années, je n’aurais pas écrit à Loic Le Meur.

Je progresse !

Antonin

Notes et références :

Les gens :

Pour le fun :

Et si vous voulez vous former à l’art du « networking », deux bouquins qui m’ont beaucoup aidé :

 

Si vous avez aimé :

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EP 17 – Mehdi Maizi : La passion, OKLM

Mehdi Maizi est rédacteur en chef et animateur de La Sauce.

C’est l’émission quotidienne d’OKLM radio (lancée par Booba). Il gère l’éditorial Rap&Rnb de Deezer, anime le No Fun Show  et est l’auteur du livre « Rap Français : Une exploration en 100 albums ». Je l’ai découvert lorsqu’il était rédacteur en chef adjoint pour l’abcdrduson.

A première vue, rien ne le destinait à une carrière de journaliste. Des études de commerce, quelques stages et un CDI en audit. Un parcours dans les clous.

Pourtant, depuis petit, il développe sa passion pour l’écriture.

Fan de Lois & Clark, Mehdi commence par écrire des histoires de Superman. En grandissant, il se passionne pour le rap et passe des jours entiers à écouter les albums dans sa chambre, en lisant le livret.

Cette passion, il tente de la communiquer lors des examens d’entrée en école de commerce. On lui fait comprendre qu’en France, il y a des passions plus classes. Pas assez pour l’éloigner du rap, qui prend de plus en plus de place dans sa vie.

« Je voulais matérialiser ça par quelque chose. Comme j’avais toujours aimé écrire, le plus simple était d’écrire sur le rap. »

Il envoie une chronique à l’abcdr et commence à exercer ses deux passions simultanément. Pourtant, il est encore loin de s’imaginer en faire une carrière.

Cette histoire du type qui se retrouve par hasard dans son boulot de rêve, on l’entend souvent. Ce n’est pas un hasard. En cultivant ses intérêts, on favorise l’arrivée de l’opportunité qui peut tout changer.

Cette opportunité arrive en 2013.

Une émission payée. Mehdi hésite alors à quitter son job pour se consacrer pleinement au rap :

« J’étais très peureux par rapport à ce genre de choses. T’as un CDI, etc. Le quitter pour l’inconnu, c’est pas mon tempérament à la base ».

Sa femme l’encourage. Dans le pire des cas, il reprendra sa carrière dans l’audit ou le conseil.

« Il suffit d’une phrase pour tout déclencher ».

La suite ? Il anime des émissions pour l’ABCDR, invite les meilleurs rappeurs de France, publie un livre et se fait débaucher par OKLM radio. La station, tout juste lancée par Booba, cherche un rédacteur en chef pour créer et animer son émission phare. Mehdi prépare un pilote, le DUC valide : « La Sauce » est lancée.

En se penchant de plus près sur son parcours, on peut déchiffrer une partie de la recette : cultiver ses intérêts sans se poser de questions, trouver leur intersection, saisir l’opportunité quand elle se présente.

Aujourd’hui, Mehdi gagne sa vie en parlant de Rap.

Au calme.

Antonin

Notes et références :

Si vous avez aimé :

Vous aimerez également l’interview de Yérim Sar (aka Spleenter)

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Antonin

EP 16 – Alice Zagury : La Famille, sans filtre

 

Alice Zagury est CEO de The Family.

Ce n’est pas un accélérateur de startups mais « une famille pour entrepreneurs ambitieux ». Elle ne le sait pas, mais nous nous sommes déjà rencontrés.

En 2014, un cours sur les startups m’emmène rue de Poitoux. Je n’ai pas bien compris ce qu’on y fait, ni ce qu’est une startup, mais ça m’intéresse. Arrivés là bas, un type nous parle pendant 30 minutes. Je suis scotché. Je trouve ça génial. Mon pote aussi.

Je veux faire des startups.

Ce type, c’est Oussama Ammar. L’un des fondateurs de ce qui s’appelle alors « TheFamily », tout attaché. Ce que je viens de vivre, c’est « l’effet Oussama ». Je l’écoute et j’ai l’impression de comprendre quelque chose d’évident. Les startups, c’est évident. Le reste ne m’intéresse déjà plus.

Quelques années plus tard, j’ai grandi, et les choses me semblent moins évidentes. Mais l’effet perdure. The Family a beaucoup grossi et s’étend à l’international. Sur Nouvelle École, les invités en parlent, les auditeurs les demandent. Moi aussi à vrai dire, j’aimerais discuter avec eux.

En arrivant à mon rendez-vous avec Alice, j’ai mon idée préconçue de ce qu’est The Family. Je ne suis pas étanche et toute personne qui gravite autour de l’écosystème startup parisien en entend parler au moins une fois par jour. The Family, c’est clivant. Ca ne laisse personne indifférent.

Avant de rencontrer Alice, je lis tous ses articles et regarde toutes ses vidéos. J’ai peur de me trouver face à quelqu’un d’évasif, ou pire, de froid. J’ai peur de ne pas arriver à gratter sous le storytelling. Après tout Nouvelle École, ça parle des gens, pas des boites.

Heureusement pour moi, je suis complètement à coté de la plaque. Une fois n’est pas coutume. Me voilà face à la personne la plus sympathique du monde. Deux minutes d’interview me font réaliser mon erreur de jugement. Je suis désarçonné.

Quelques jours auparavant, Jean de La Rochebrochard m’avouait avoir rejoint The Family pour « l’authenticité ». J’avais hoché la tête comme un idiot. Je n’avais aucune idée de ce dont il parlait.

Mais là, j’écoute Alice me raconter son histoire, sans filtre. Et je commence à comprendre.

C’est criant d’honnêteté.

Antonin

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Antonin

EP 15 – Jean de La Rochebrochard : Organisé comme une machine pour vivre comme un humain

Je le contacte sur Twitter. Il me répond dans la minute : « rendez-vous le lendemain ». Je n’aurai que quelques heures pour préparer l’interview. Je voulais lui offrir un livre, pas le temps de passer à la Fnac.

Jean de La Rochebrochard est Partner chez Kima Ventures, le fonds d’investissement financé par Xavier Niel. Kima investit dans 2 à 3 startups par semaine et gère un portefeuille de 500 sociétés. À titre personnel, Jean a levé une centaine de millions d’Euros pour plus de 30 startups durant les différentes étapes de sa carrière. Il est au board de plusieurs sociétés dont Zenly, Payfit (une merveille), Sourced et ibanFirst.

Une chose m’interpelle chez lui. Alors qu’il a passé son adolescence à lancer des projets, il dit ne pas être un entrepreneur :

Je n’ai rien fait entre 0 et 25 ans.

J’aurais aimé faire la moitié de ce qu’il appelle « rien ». À l’âge où il développait des sites Web, je jouais du Tryo dans les parcs de Chambéry. Il maintient qu’il n’a rien fait de « meaningful ».

J’avais pas la niaque. Je faisais pas les choses jusqu’au bout.

Dans ce qu’il qualifie d’“erreurs de jeunesse“, je vois les itérations successives de celui qui a fini par trouver sa voie. Son « product/market fit ».

Mon boulot c’est d’aider les entrepreneurs.

Plus d’hésitations. Du focus et une discipline de fer. Jean poursuit l’efficience : Inbox Zero deux fois par semaine, règles d’agenda hyper strictes et 2 raccourcis clavier : NoDealFR et NoDealEN. Explicite.

Ces règles lui permettent d’investir chaque semaine dans plusieurs nouvelles startups, de se lever le matin pour s’occuper de ses 3 enfants, et d’aller à Coachella le temps d’un week-end (avec l’accord de sa femme et la promesse de faire la prochaine édition ensemble 😉). L’organisation, Jean l’enseigne même aux étudiants de Lion, la formation de The Family. Le titre :

S’organiser comme une machine pour vivre sa vie comme un humain.

Je lui demande son adresse, je veux lui envoyer un livre. Il me répond « jean@kimaventures.com ». Un humain dans le futur.

Notes et références :

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Antonin