#43 – Sophie Marie Larrouy : Prends-toi au sérieux !

Sophie Marie Larrouy est auteure et comédienne.

Elle vient de publier son premier roman : « L’Art de la Guerre 2 ». J’ai adoré. C’est son autobiographie, un manuel de survie pour les sensibles qui m’a rappelé mon parcours. J’ai eu envie de l’offrir à ma petite soeur pour quelle ne s’inquiète pas autant que moi à son âge.

« Ça fait du bien de faire quelque chose qui marche ».

Ce livre est son premier succès commercial.

Elle n’en est pas à son premier fait d’arme. Depuis son arrivée à Paris, elle a produit des tonnes de choses (un one woman show, plusieurs livres, un podcast, …). Tellement que j’ai du reporter notre premier RDV, effrayé par la quantité de choses qu’il me fallait découvrir.

Je lui demande comment elle explique ce succès.

« C’est la première fois que je fais quelque chose au premier degré.» Pour la première fois, elle ne s’est pas retranchée derrière l’autodérision. Elle s’est prise au sérieux.

Ça me rappelle que les choses auxquelles je ne croyais pas avaient peu de chances d’aboutir. Ça me rappelle une anecdote sur Kanye West :

Touré (un écrivain) vient interviewer Kanye. Il entre chez le rappeur. À l’intérieur de la maison, au milieu du salon, il y a un gigantesque poster de Kanye West.

Touré lui demande « Kanye, pourquoi as-tu un grand poster de TOI dans le salon ? ». Et Kanye lui répond :

« Je dois m’applaudir avant que les autres ne puissent le faire. »

Se retrouver dans l’épisode :

02:00 La survie
09:00 Pourquoi faire les choses au premier degré
18:00 Conseils d’écriture
22:00 S’en sortir quand on vient du monde des sensibles
30:00 Comment elle s’en est sortie : faire la paix avec le cafard
47:00 Arrivée de Kemar
49:00 Les questions de la fin

Références :

Par la même auteure :

Pour aller plus loin :


J’ai aussi commencé un Tipeee, où vous pouvez me soutenir financièrement si le coeur vous en dit.

2 réponses
  1. MMM
    MMM dit :

    Plein de sujets chers à Antonin avec une super invitée !

    Deux choses ont particulièrement cliqué pour moi. Se poser la question de sa place dans le « monde des sensibles » et « l’horizon restreint des possibles de son avenir », limité parce … parce que pas de bol c’est la vie.

    Le second me remonte un souvenir de prof à la campagne : le gamin qui s’en fout de l’école parce qu’il sera menuisier comme son père. Ses camarades de classes n’étaient pas mieux lotis, les seuls métiers qu’ils pouvaient envisager hormis « comme les parents » étaient ceux des commerces du village ou vu à la télé (ce qui inclut bien souvent « star de télé-réalité »).

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